Jours de guerre – Tome 5 – 1918 -Il n’y a rien de plus beau qu’un fusil rouillé

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1918 :
Janvier, Bapaume. Quelle vie de château pour des canonniers britanniques ?
28 avril, forteresse de Theresienstadt en Tchéquie. Princip a-t-il eu de la chance ?
Comment, fin avril, l’Allemand Karl Spindler est-il devenu en Angleterre un héros ?
2 juin, Paris, ADFGVX, ou comment le capitaine Georges Painvin est-il devenu le Champollion de la Victoire ?
Pourquoi le 6 juillet, dans les monts de Champagne, le « Vieux Tigre », les larmes aux yeux, s’est-il mis à balbutier ?
2 septembre, Paris, Palais Bourbon : pourquoi a-t-on oublié Henri Ghesquière ?!
4 octobre, à l’est de l’île de Malte. Où se trouve donc la chaussette de Karl Dönitz ?
4 novembre, Le Quesnoy : le lieutenant Averill connaissait-il Bertrand Du Guesclin ?
Quelle est la décision importante prise par le Kaiser le 10 novembre à Eysden ?
Que se passa-t-il le 11 novembre à Paris, Londres, Bruxelles, New York, Washington, Berlin et .. à Vrigne-Meuse ?
Où était Winston Churchill le 11 novembre 1918 au soir ?

 

Un tome 5 consacré à l’année 1918 avec encore des questions et des réponses quelquefois surprenantes mais toujours vraies.

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Description

11 novembre, peu après 11 heures, secteur de Mons-Belgique.

Le 28e bataillon d’infanterie canadienne s’était emparé du village de Havré dans la périphérie de Mons-Belgique aux alentours de 10 heures 30, ce 11 novembre. L’avant-garde avait aperçu sur l’autre rive du canal du Centre, des Allemands se retirer vers le village de Ville sur Haine. Les Canadiens n’étant, de ce fait, pas à l’abri de tirs allemands, il convenait donc de sécuriser tous les ponts du canal du Centre. C’est ainsi qu’une patrouille de cinq hommes menés par Arthur Goodmurphy et parmi laquelle se trouvait George Price progressa vers un pont débouchant sur un hameau de Ville sur Haine. La patrouille traversa le pont et entra dans le hameau malgré les consignes de leur commandant de compagnie qui avait bien insisté « de ne pas traverser le canal et de s’arrêter sur la rive ouest du canal ». C’est à ce moment-là que le soldat George Price fut touché mortellement. Il était 10 heures 58. Et puis plus un coup de fusil, seules les cloches des églises sonnant dans le lointain.

C’est peu après 11 heures que le reste de la patrouille a pu ramener le corps de George Price sur la rive amie. Ils traversèrent le pont sans être inquiétés, rejoignant ainsi leur bataillon sans encombre.

Quand leur commandant de compagnie, le capitaine Ross, apprend la nouvelle de la mort de Price, il entre dans une rage folle. Il invective chaque membre de la patrouille.

Goodmurphy essaye de s’expliquer : « George était en face de moi, et je lui disais quelque chose quand tout à coup, un coup de feu, bang, il tomba en avant dans mes bras.  J’en aurais pleuré. Ce n’était pas un tir accidentel. C’était un tireur d’élite. »

On a tout tenté pour le sauver. Une voisine, Alice Grotte, ancienne infirmière, m’a aidé à le transporter à l’abri dans la maison des Lenoir. Mme Lenoir a voulu lui donner du bouillon à boire, mais Alice qui lui portait les premiers secours s’est très vite rendu compte qu’il ne survivrait pas longtemps.

Et le capitaine Ross de continuer de hurler : « Pourquoi diable avez-vous traversé ?  Vous n’aviez pas d’ordre d’aller là-bas. La guerre était finie. La guerre est finie ! ! Que diable, alliez-vous faire là-bas ? La guerre est finie ! ! ! »

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

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A propos de l'auteur(e) : Daniel Ferraro

Né aux pieds des collines d’Artois, théâtre de violents combats entre 1914 et 1918, amoureux de l’Histoire, il a accumulé, depuis sa plus tendre enfance, de nombreux livres, documents, revues, souvenirs, mémoires, journaux ou témoignages concernant la Grande Guerre (de fait, nombre de « légendes » ont été rectifiées). Désormais retraité après une carrière d’ingénieur, il a eu enfin le temps de mettre en forme de nombreuses histoires concernant ce conflit en suivant le plan : jours, lieux, personnalisation des faits.

En faisant publier ces histoires en 5 tomes, il réalise un grand rêve : celui de faire partager sa passion au lecteur pressé qui trouvera plaisir à lire et à apprendre, tout autant que les visiteurs des lieux de mémoire à situer et à comprendre, et les chercheurs à appréhender avec vérité cette période cruciale de l’Histoire du Monde.