Jours de guerre – Des fusils dans les barbelés, des fusils dans la boue – Tome 3 : 1916

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29 au 30 décembre ?
Quelques questions concernant 1916 parmi beaucoup d’autres. Vous pourrez en lire les réponses dans ce tome 3 de Jours de Guerre.

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Description

EXTRAIT DU LIVRE

8 mai 1916 : Douaumont. Le médecin major Hallauer fait un rapport.

 

Pour atteindre Verdun, les Allemands doivent impérativement d’abord dégager les alentours du fort de Douaumont qu’ils ont conquis le 25 février précédent et prendre le fort de Vaux situé à près de trois kilomètres au Sud-Est.

Une première offensive lancée le 6 mars 1916 sur la rive gauche de la Meuse ne réussit pas à diminuer la pression exercée par les troupes françaises. Les combats redoublent d’intensité. Tout le front de Verdun et en particulier à l’Est de la Meuse, autour de Douaumont et du fort de Vaux. Violents bombardements, assauts répétés à gros effectifs, tirs de barrage, pertes énormes des deux côtés. Douaumont allemand, Vaux français chaque jour dans l’enfer.

Le 31 mars, les Allemands déclenchent une violente attaque avec lance-flammes sur les positions françaises aux abords du fort de Douaumont. Ils sont repoussés. Attaques, contre-attaques continuent de se succéder dans les jours qui suivent.

 

Le 9 avril : les Français repoussent une autre attaque ennemie à la grenade au nord du fort de Vaux. Bombardements, attaques, contre-attaques. Canonnades.

Toujours plus de morts. Et pour pallier les nombreuses pertes, toujours plus de renforts. De 150 000 hommes début mars, les effectifs français s’élèvent fin avril, à 525 000 hommes. Et Pétain qui réclament encore des renforts! Et Joffre qui veut quelqu’un de plus offensif pour diriger la bataille. Le 1er mai, Joffre « limoge » Pétain en le nommant à la tête du Groupe d’Armées Centre. Nivelle le remplace.

Le 7 mai, on enregistre une forte canonnade du côté de Vaux. Mais dans le fort de Douaumont, les Allemands se sentent à l’abri. L’enfer c’est là-haut.

 

Les conditions de vie ne sont pourtant pas fameuses : surpeuplement accentué à chaque passage de troupes, infirmerie bondée de blessés, matériel et munitions déposés un peu partout, immondices à l’odeur insoutenable… et les gaz qui entrent parfois par les ouvertures, imposant alors le port du masque… et le fort qui sert de caisse de résonance aux bombardements extérieurs. Mais voilà, les Allemands s’y sentent à l’abri. L’enfer c’est là-haut.

Le 8 mai 1916 à 4 h 15, dans le couloir du sous-sol, des Bavarois réchauffent leur nourriture, les uns à l’aide de poudre à grenade, les autres avec de l’alcool à brûler.

 

Que s’est-il passé ? Entreposée aux abords immédiats, de l’huile pour lance flammes s’enflamme. La propagation du feu est immédiate et gagne un tas de grenades et d’obus de 155 Français entassés dans le couloir et les casemates attenantes. L’explosion d’une soixantaine des 155 chargés à 15 kg d’explosifs représente un effet de souffle extraordinaire dans un milieu fermé. L’onde de choc, en elle-même, blesse et tue. Et puis ce sont des explosions en chaîne. Une partie du couloir et des casemates s’effondre. Plus de lumière, de la fumée partout. Quelques survivants paniqués, hagards, à moitié fous se précipitent à l’extérieur. Noircis par la fumée des explosions, ils fuient à toutes jambes…. Et puis soudain un cri : « Les noirs arrivent, les noirs arrivent ! ». Leurs camarades en poste près du fort, prennent les fuyards pour des tirailleurs sénégalais. « Les noirs arrivent ! ». Ils leurs tirent dessus à la mitrailleuse et leur lancent des grenades… Quelques fuyards arriveront sans casque, sans arme, noirs de fumée, les sourcils roussis, l’uniforme brûlé… jusqu’au ravin d’Hassoule au nord du fort, à plus d’un kilomètre.

 

A l’intérieur du fort, quand les sauveteurs du médecin major Hallauer arrivent enfin à rejoindre les lieux du drame, ils découvrent un spectacle effrayant : « bras, troncs qui s’entassent avec le matériel détruit. Certains cadavres sont incrustés dans le mur ». Des morts partout. Commence alors le long travail du transport des corps vers l’extérieur, où il est prévu de les enterrer. L’extérieur où la bataille continue. Le commandement allemand fait arrêter l’opération et décide d’entreposer les cadavres dans le fort même entre deux casemates et de murer ces dernières. 679 y sont enterrés sur un total de 800 à 900 soldats qui ont péri ce jour-là. L’enfer était descendu dans le fort.

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A propos de l'auteur : Daniel Ferraro

Né aux pieds des collines d'Artois, théâtre de violents combats entre 1914 et 1918, amoureux de l’Histoire, il a accumulé depuis sa plus tendre enfance, de nombreux livres, documents, revues, souvenirs, mémoires, journaux ou témoignages concernant la Grande Guerre (de fait nombre de « légendes » ont été rectifiées).. Désormais retraité après une carrière d’ingénieur, il a enfin le temps de mettre en forme de nombreuses histoires concernant ce conflit en suivant le plan : jours, lieux, personnalisation des faits. En faisant publier ces histoires en 5 tomes, il réalise un grand rêve : celui de faire partager sa passion au lecteur pressé qui trouvera plaisir à lire et à apprendre, tout autant que les visiteurs des lieux de mémoire à situer et à comprendre et les chercheurs à appréhender avec vérité cette période cruciale de l’Histoire du Monde. .