Jours de guerre -1917-Des fusils, la crosse en l’air… des baïonnettes soumises … Tome 4

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Quel est cet article surprenant publié par Le Courrier de la Manche le 14 janvier à Saint-Lô ?
Quelle est donc cette affaire que le général Ludendorff a réglée le 7 avril à Zurich ?
Comment, le 11 avril, le lieutenant William Watson retrouve-t-il son frère à Bullecourt ?
Pourquoi le 12 avril, à Vimy, le Brigadier-général A. E. Ross dit-il avoir assisté à une naissance importante ?
Qui est Maria Oulianova, cette femme qui, le 15 avril, vient de recevoir à Petrograd le télégramme n°148 ?
Pourquoi l’abbé Pinte n’aurait-il pas dû se « confesser » le 17 avril à Roubaix ?
Sur quoi Aouda Abou Tayi s’est-il cassé les dents fin avril près de El Ouedj ?
Le général Plummer aime-t-il à ce point le vermouth pour vouloir en boire à Poperinge, le 7 juin à 3 h 10 du matin ?
19 juin à Châlons-sur-Marne : Antoine Hartmann domestique et/ou héros ?
Pourquoi le 20 août, à Fresnes, Miguel Almereyda n’avait-il pas l’âme d’un viguier ?
Comment le 15 novembre à Moscou, Mouralov, simple soldat, a-t-il pu prendre les commandes ?
Pourquoi l’adjudant Girard avait-il, hélas, raison le 12 décembre à 23 h 04 à Saint-Michel-de-Maurienne ?

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Description

10 juin 1917, Grisolles. René Brunet avait pourtant fait Souchez.

 

L’arrivée, le 15 mai, du général Pétain pour remplacer le général Nivelle n’a en aucun cas apaisé la situation sur le front du Chemin des Dames. Au contraire, de nombreuses mutine- ries ont émaillé la deuxième quinzaine de mai jusqu’à mettre en péril Paris. Et puis la situation a continué à se dégrader en juin. Parmi les unités les plus touchées, on note surtout des « incidents » dans les régiments 129e RI et 36e RI de la 5division. Et bientôt ces « incidents » qui sont, en fait, de véritables mutineries seront connus et feront tache d’huile.

Alors s’ensuivent d’autres troubles dans d’autres unités.

29 mai : on enregistre des troubles à la caserne Charpentier, à Soissons où 300 hommes du 17e RI refusent de monter en ligne. Ils se répandent dans les cantonnements voisins (Fermes de Maupas, La Motte). Ils sont bientôt rejoints par d’autres soldats révoltés du 109e RI.

Les mutins sont à Mercin vers 10-11 h du soir. Des meneurs en appellent à la révolution, mais ils ne sont pas suivis, et à 2 h du matin tout le monde se disperse et regagne les cantonnements pour monter… en ligne le lendemain. Ce qui n’empêche pas les condamnations. Toutefois, au 17e RI, sur les sept jugés, aucun ne sera condamné à mort. Par contre, au 109e RI, on enregistre trois condamnations à mort sur une dizaine d’arrestations. Deux condamnés seront graciés, un seul sera fusillé le 10 juin à Soissons. Il s’agit du caporal Gaston Lefèvre. Gaston s’était engagé à 17 ans (il avait caché son âge) dans des conditions rocambolesques. Son père, pris en otage le 7 août 1914 à Mortefontaine, avait été fusillé par les Allemands. Son frère, infirme, avait, lui aussi, été fusillé le long du mur du cimetière d’Aumetz. Alors, comme l’avait fait avant lui son autre frère Alphonse, le Mosellan Gaston avait franchi les lignes ennemies pour rejoindre Mézières et s’engager. Quelques mois plus tard, son frère Alphonse avait lui aussi été tué au combat, le laissant seul soutien de ses deux sœurs et de sa mère.

30 mai : des soldats des 74e et 274e RI se révoltent et rejoignent d’autres mutins des 36e et 129e RI. Dans l’après-midi, 55 de ces mutins prennent les armes et essayent de débaucher le reste des hommes des autres compagnies du régiment : en vain. Cinq hommes sont arrêtés et lourdement condamnés… sans pour cela que la situation ne se régularise.

Le 5 juin, le 2bataillon du 74e RI doit quitter Acy pour monter en ligne. Au moment du départ, il manque 234 hommes. Bientôt, une partie du 3bataillon rompt les rangs et se mêle aux mutins du 2bataillon. Leur objectif : la ville de Braine pour rejoindre Paris. Arrivés à Braine, ils sont encerclés par des tirailleurs marocains et des spahis. Sommés de se rendre, ils déposent les armes. Ils sont emmenés dans le camp de prisonniers de Loupeigne… mais la situation reste tendue dans les régiments de la division.

Le 6 juin et le 7 juin, nouveaux troubles au 274e RI. Cent quatre-vingt-treize hommes refusent de monter en ligne. Ils veulent la paix. Mais tout rentre dans l’ordre dans la nuit. Deux caporaux et onze hommes sont déférés devant le conseil de guerre. Sept condamnations à mort sont prononcées. Poincaré commue les condamnations à seize ans de prison sauf pour André Vasse, qui est fusillé à Paars.

30 mai encore : des soldats des 20e et 21chasseurs se réunissent sur un champ de tir situé entre Saint-Pierre et Vertes Feuilles. Ils préconisent la révolte et veulent la paix. Puis tout rentre dans l’ordre. Parmi les meneurs, les soldats Brunet, Buat et Joly sont condamnés à mort au motif d’incitation de militaires à passer aux rebelles armés. Joly, du 20e BCP, qui avait lu les tracts lancés par les mutins de la Ve division et qui avait avoué, voit sa peine commuée en peine de prison. Par contre, Émile Buat du 21e BCP est fusillé le 10 juin 1917 à Grisolles (Aisne), ainsi que le Solognot Brunet du 20bataillon. Ce dernier s’était pourtant distingué dans le passé par un exploit hors du commun. Le 26 septembre 1916, à Souchez, il avait ramené 83 prisonniers dans les lignes françaises. Blessé grièvement quelques minutes après, il avait reçu la croix de guerre avec étoile d’argent…

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A propos de l'auteur(e) : Daniel Ferraro

Né aux pieds des collines d'Artois, théâtre de violents combats entre 1914 et 1918, amoureux de l’Histoire, il a accumulé depuis sa plus tendre enfance, de nombreux livres, documents, revues, souvenirs, mémoires, journaux ou témoignages concernant la Grande Guerre (de fait nombre de « légendes » ont été rectifiées).. Désormais retraité après une carrière d’ingénieur, il a enfin le temps de mettre en forme de nombreuses histoires concernant ce conflit en suivant le plan : jours, lieux, personnalisation des faits.
En faisant publier ces histoires en 5 tomes, il réalise un grand rêve : celui de faire partager sa passion au lecteur pressé qui trouvera plaisir à lire et à apprendre, tout autant que les visiteurs des lieux de mémoire à situer et à comprendre et les chercheurs à appréhender avec vérité cette période cruciale de l’Histoire du Monde. .