Histoire de Djerba et d’Ifriqiya

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L’ouvrage déroule le récit historique d’Ifriqiya… Le pittoresque est de constater combien le proche continent ne s’approprie jamais les apports originels, découvertes, engagements ou faits d’Histoire. L’Afrique du Nord vassalise sa relation à des influences extérieures autour d’une langue ou de pouvoirs étrangers, de Rome, Damas, Bagdad, Istanbul. Jamais elle ne s’affirme pour dire : que le Général des rooms fut un Carthaginois ; les fanatiques Khawarejs ou rebelles Koceila, Ka’héna et Abou-Yazid étaient des défendeurs Berbères ; que les progrès d’agronomie venaient d’Ifriqiya ! Pourtant, la réalité historique est autre. L’auteur comble cette lacune. Il rapporte la connaissance de chaque page sur les divers faits, d’une longue période allant des conquêtes vandales, à l’élection du Kais Saed. Ce n’est pas moins qu’une structure vertébrale de l’Histoire, qu’il établit sous l’angle du regard Ifriqiyen, évoquant les diverses luttes d’influences et de pouvoirs, des Aragon, de l’Ottoman, des dynasties Hafsides, Mouradites, de la Constitution et identité nationale. Cette identification dresse une Histoire qui interpelle, interroge et stimule la recherche. Certaines connaissances portent à controverses sur la fondation de Kairouan, destruction de Carthage, pillages Omeyades, désolations Hilaliennes, expédition de Saint-Louis, croisade des Albigeois…
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Description

« En 578, les Laghwatan campaient autour de Carthage. Gennadius, Préfet prétoire d’Afrique se disposa à les comprendre. Il leur offrit des vivres et du vin pour fêter un renouveau de paix. Les Laghwatans avaient oublié la trahison de Sergius. Pour gagner leur alliance, le gouverneur byzantin leur avait proposé un « Accord des braves » autour d’un « repas des princes ». Il les accueillit à Lepcis-Magna en 543 et les fit tous assassiner. A nouveau, devant Carthage, au moment de l’ivresse, les Lagwatans subissaient l’attaque surprise de l’armée byzantine, qui les massacra sans peine. Les révoltes se poursuivirent jusqu’en 588 ».

 

« La Cité ne vivait pas de l’impôt ou du pillage, mais de l’agriculture et du commerce. Prospère, elle ne cherchait pas alliance, de protection territoriale ou de soutien d’une armée navale en Méditerranée, et négligeait les intérêts d’unité avec les tribus berbères… Le regard commercial sur la mer ne voyait pas le danger continental. Elle ne développa pas, non plus, de puissance intérieure. La relation avec les Berbères n’est pas étayée. Tant d’incohérences composeront la défaite et la chute final de Carthage. Au moment cruel, face à un nouveau conquérant, elle ne bénéficia pas du soutien militaire, ni de la Sicile, ni des Visigoths, ni de la solidarité des cités, ni des tribus berbères ».

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

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A propos de l'auteur(e) : Kérim Maamer

Kérim Maamer est Tunisien, francophone, baigné dans le monde culturel d’une Afrique cosmopolite des années 60 et 70. Il a vu se réduire une part de l’héritage social, en cause d’acclamations puristes, qui ont piétiné la riche diversité d’une Histoire de Tunisie. De son éducation au Lycée français de Tunis et de ses études universitaires à l’ULB, il traduira son apprentissage « nos ancêtres les Gaulois », en récit authentique des Ifriqiyens. Au plan professionnel, il a travaillé dans l’enseignement supérieur à Bruxelles et servi la coopération internationale en Afrique sahélienne. L’âge de la retraite lui inspire un devoir de rétablir les constats afin de préserver un avenir des nations nord-africaines. Il a publié chez le même éditeur : « Au cœur du masculin » - « La Politique et la Science » - « Outrages aux Lotophages » et l’actuel « Histoire de Djerba et d’Ifriqiya »