Histoire brève et authentique de l’Algérie Fin XVIIIe – Début XXIe

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Après avoir subi les affres du colonialisme (avec ses tentatives d’extermination et son génocide sur plusieurs millions de victimes) et être parvenu à se libérer du joug colonial suite à sept années et demie de guerre, le peuple algérien s’est vu confisquer son pouvoir par certains de ses dirigeants, qui ont mené le pays à la faillite.
Sans de tels hommes politiques, englués dans des luttes intestines et fascinés par la toute-puissance, le peuple algérien aurait pu connaître un meilleur destin. Et peut-être même ne pas subir la « décennie noire » islamiste…
Aujourd’hui, la population algérienne dans sa grande majorité souhaite mettre un terme, de manière pacifique, à ce passé de larmes et de sang. Que son vœu soit entendu…

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Description

De la volonté génocidaire du colonialisme français à une indépendance confisquée par un pouvoir violent, incompétent et anti-libéral

EXTRAITS CHOISIS PAR L AUTEUR

« Tout ce qui vivait fut voué à la mort ; tout ce qui pouvait être pris fut enlevé ; on ne fit aucune distinction d’âge ou de sexe. Cependant, l’humanité d’un petit nombre d’officiers sauva quelques femmes et quelques enfants. En revenant de cette funeste expédition, plusieurs de nos cavaliers portaient des têtes au bout de leurs lances et une d’elles servit, dit-on, à un horrible festin. Les témoignages d’officiers sont nombreux, tous plus effroyables les uns que les autres et, au-delà du crime contre l’humanité, attestent de la volonté génocidaire et du caractère systématique de l’entreprise exterminale. » (Citation figurant page 37.)

Edmond Pellissier de Reynaud

(au sujet du massacre des Ouffias, une tribu accusée à tort de vol)

 

« Ces pauvres Français d’Algérie sont en train de se suicider. Ils font tout pour rendre impossible la fin des combats. Ils font tout pour dresser l’armée française contre la France. Ils font tout pour se faire chasser d’Algérie. Ils sont en train de ruiner les dernières chances qui leur restaient de pouvoir s’entendre avec les musulmans et de cohabiter avec eux dans l’Algérie algérienne. Ils préparent un bain de sang dont ils seront les premières victimes. »

 

De Gaulle à son ministre, Alain Peyrefitte

 

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À Paris, des journaux rapportaient tous les crimes commis par l’armée coloniale sous la houlette de Bugeaud et de Négrier. À l’Assemblée nationale et même dans l’entourage du gouvernement, des voix s’élevaient pour dénoncer les massacres des populations et les razzias, avec tout ce qui s’ensuivait comme vols et viols. Par exemple, un jeune catholique nommé Veuillot, outré de ce qui se passait en Algérie, alerta l’opinion publique en signalant les abus, les saisies de biens d’autrui, les dépossessions de terres. Il ajouta que l’armée coloniale, mêlée à des mercenaires aventuriers, faisait rougir de honte par ses comportements indignes.

(…) La Gazette des tribunaux d’avril 1842 citait les noms de 42 hommes innocents décapités. Leur seul tort avait été de ne pas vouloir payer des sommes faramineuses qui leur étaient imposées de façon arbitraire. On chuchotait que Négrier ne pouvait rien refuser au khalifa, parce qu’il fréquentait l’une de ses épouses, dont il était amoureux fou. Par ailleurs, des notables qui avaient des relations commerciales avec certains négociants européens saisirent par écrit le gouvernement, pour lui signaler tous les abus pratiqués par l’armée sur les populations. Les soldats jouissaient de la solidarité de leurs chefs pour effectuer, sans aucune retenue ni limite, des massacres, des razzias, des détournements de biens, des destructions de villages, des vols et des viols, surtout au retour des combats qui avaient mal tourné. Les colonels Changarnier et Cavaignac étaient les plus cités dans leurs écrits. Les pétitionnaires ignoraient que ces criminels étaient couverts et même récompensés par ce chef de gouvernement auquel ils écrivaient, et encouragés par l’exterminateur Bugeaud. » (Citation figurant page 75.)

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A propos de l'auteur : Kamel Berkane

D’origine berbère (de la tribu d’El Arbâa de Baghaï, fief d’El Kahina, la Reine des Berbères), Kamel Berkane est né en 1931 à Khenchela, au pied des Aurès. Après avoir accompli en 1954 son service militaire en tant que sous-officier de l’armée française, l’auteur devient fonctionnaire dans la police d’État. En poste durant la guerre d’Algérie comme policier, il peut témoigner de faits importants, inconnus des historiens. En 1962, le jour de l’indépendance de l’Algérie, Kamel Berkane rejoint la Direction générale de la sûreté nationale algérienne, où il va exercer les fonctions de commissaire pendant une vingtaine d’années. Après avoir pris sa retraite anticipée en 1981 et alors qu’il se destine au métier d’avocat, un concours de circonstances amène l’auteur à devenir hôtelier en France, de 1982 à 2006. Titulaire d’une licence en droit privé obtenue en 1974 et essentiellement autodidacte, Kamel Berkane se considère comme privilégié par rapport aux 95 % des personnes de sa génération qui n’ont pas eu la chance de s’instruire. Il est marié et père de 6 enfants (dont trois vivent à l’étranger) tous universitaires.