Flaubert Caroline, Sœur de Gustave

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Gustave Flaubert (1821-1880), renvoyé du lycée, diplômé uniquement du baccalauréat, rédige de 30 à 35 ans sa première grande œuvre publiée : Madame Bovary (pas prénommée). Toujours sans emploi, il a pu vivre aisément et voyager grâce à la fortune d’un père chirurgien-chef rouennais réputé, puis à la magnanimité de son frère aîné qui prendra la suite. L’ingrat écrivain raconte l’histoire d’un médecin retraité débauché et de son fils, docteur d’une bêtise inconcevable : sorte de satanique biographie parentale. Seule madame Flaubert/Bovary mère échappe à la diatribe d’où l’aveu de l’auteur « Madame Bovary, c’est moi. » Personne, jusqu’à présent, ne s’est intéressé à la sœur de Gustave : Caroline (1824-1846), pianiste virtuose. La jalousie du romancier peut expliquer son éternelle dévalorisation des musicien.ne.s. Emma Bovary en fournit une illustration irréfutable. Le présent volume revisite les textes du pseudo-féministe. En fin d’ouvrage, preuve est faite de sa répulsion du monde auditif qui l’a conduit à des incohérences et inepties malgré ses perpétuels « copier-coller. »

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Description

EXTRAITS DU LIVRE

Tous les musiciens et tous les mélomanes peuvent s’étonner des bévues de Gustave Flaubert quand il décrit des faits en rapport avec l’ouïe. À titre d’exemple, Madame Bovary fournit des preuves irréfutables de pléonasmes, dont « certaines délicatesses du violon, qui jouait seul, quelquefois, quand les autres instruments se taisaient. » (Partie I, chapitre 7) ; cette phrase devrait logiquement s’arrêter à « quelquefois. » Nouvelle lapalissade : « Emma jeta un cri aigu » (II, 15) puisqu’un cri ne peut être grave. Ailleurs, on note des méconnaissances : « des flageolets qui piaulaient », « la basse-taille du ministre » (II, 15), car ces timbres ne sont pas employés dans le théâtre lyrique à cette époque. Les invraisemblances ne manquent pas non plus, telle cette affirmation : « (Madame Bovary) lui enseigna sur un vieux piano qu’elle avait. » (I, 1). Vers 1825, chez un couple ruiné, modeste locataire dans un village retiré du pays de Caux, la possession de cet instrument nouveau (nommé piano-forte), très cher en France est surréaliste. Par la suite, Emma joue de ce clavier en expérimentée (I, 7) et fait des progrès sans jamais avoir suivi de cours (III, 4) !! S’ajoutent des stupidités : « (Emma Bovary) abandonna la musique » (I, 9), puis, des années après, sans avoir recommencé « Vous l’abandonnez donc, reprit-il. / – Quoi ? dit-elle vivement : la musique ? Ah ! mon Dieu oui. » (II, 5). De même, beaucoup plus tard « Et quand on venait la voir, elle ne manquait pas de vous apprendre qu’elle avait abandonné la musique. » (III, 4) Quant au scénario de la mort d’Emma avec un fond sonore, inaudible pour elle vu son état, il relève de la pure fiction.

 

Le rédacteur reconnaît ne pas avoir été à un bal depuis longtemps avant de retracer celui, invraisemblable, de Vaubyessard (I, 8.) Et il est évident qu’il n’a pas assisté à l’opéra Lucie de Lammermoor, en version française (II, 15).

 

L’auteur, juste avant son décès, avouera : « mon ennemi : le piano. » Sachant que sa sœur, Caroline, avait été une pianiste virtuose, on est en droit aussi de s’interroger sur les ignorances et la pauvreté de vocabulaire du prétendu réaliste, quand il n’est pas question de visuel.

 

À l’instar des compositeurs qui font des variations sur le thème d’un de leurs confrères, mon roman reprend divers écrits de Flaubert en additionnant des événements sonores. La fin de cet ouvrage démontre le lien entre sa biographie et son œuvre désobligeante pour sa famille.

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A propos de l'auteur : Marcel Jean Vilcosqui

Marcel Jean Vilcosqui, né à Paris, a obtenu, entre autres, deux premiers prix au Conservatoire National Supérieur de Musique et le doctorat d’État ès lettres (Paris-Sorbonne) pour ses recherches sur « La femme dans la musique française » des origines à nos jours. Il a inventé le terme « sonolittéraire » pour qualifier son style dont les éléments visuels sont au deuxième plan.