Elle s’appelait Alizé

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L’émotion est au rendez-vous avec l’histoire tragique d’André, un homme meurtri par le décès brutal de la femme de sa vie, et qui va peu à peu sombrer dans une folie destructive. Il va éliminer les personnes qui l’aiment, pour vivre un rêve impossible. Vous partagerez sa passion pour les arts, la musique et la peinture, passion qui le conduira de Paris à Madrid, de Tolède en Sicile, de Naples à Rome et à Venise, dans sa quête impossible de l’amour.

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Description

— Je vous assure que nous avons fait tout ce qu’il était possible de faire, mais son placenta était trop faible. Nous avons été confrontés à une rupture d’artères utérines, ce qui a provoqué une hémorragie de la délivrance.

Puis il ajouta :

— C’est un cas extrêmement rare, nous ne pouvions vraiment rien faire d’autre. Je suis désolé, dit-il en posant sa main sur l’épaule d’André.

Celui-ci ne répondit pas. Il restait silencieux, immobile. Joëlle sanglotait toujours. Roland aurait voulu dire quelque chose, mais il était conscient que tout ce qu’il aurait pu dire aurait été inutile.
Enfin, semblant sortir de sa torpeur, André se dégagea et se dirigea vers la salle d’accouchement. Le voyant entrer, les infirmières sortirent.
Alizé semblait dormir sous le drap blanc, on avait joint ses mains sur sa poitrine, son visage était serein, toute trace de douleur avait disparu.
Il se passa un long silence, puis, tout à coup, on entendit un cri qui ressemblait au hurlement d’une bête blessée, un cri qui retentit dans tout l’hôpital, un cri qui glaça d’effroi tous ceux qui l’entendirent.

******

La pauvre Livia comprit qu’on ne voulait plus d’elle, et que son beau conte de fées était terminé. Elle reprit son chemin, sous la pluie qui redoublait de force. Elle était frigorifiée et ne savait plus comment protéger son frêle enfant. Elle traversa les ruisseaux que l’orage avait grossis, ses pauvres pieds étaient glacés dans ses fragiles sabots, le bas de sa robe imbibée d’eau pesait lourdement et ralentissait sa marche. Elle ne savait plus que faire, ni où aller. Elle ne voulait pas retourner chez ses parents qui ne pouvaient nourrir une bouche supplémentaire. Leur misère était trop grande. Alors, désespérée, elle gravit les pentes du Vésuve, trébuchant à chaque pas. Ses pauvres sabots glissaient sur l’argile du chemin, des torrents d’eau dévalant du sommet manquaient de l’emporter à chaque instant. Enfin, elle arriva au bord du cratère. Elle escalada les roches fumantes. De petites fumerolles lui caressaient les jambes, lui procurant un semblant de chaleur. Elle se hissa sur une aspérité, regarda une dernière fois son enfant qui ne bougeait plus, embrassa le petit front déjà froid, puis, le serrant contre son cœur, se jeta dans le cratère, où elle s’écrasa sur les blocs de lave durcie.

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A propos de l'auteur : Jean-Pierre Comte

Adepte des grandes randonnées, l’auteur a fait plusieurs fois le chemin de Compostelle, la traversée des Pyrénées dans leur longueur, ainsi que Bordeaux, Rome à pied et d’une seule traite. Il écrit également des recueils de poésies et des ouvrages sur ses randonnées. Il vit dans le sud ouest dans la calme et la sérénité qui font défaut dans nos grandes villes.