Domitilla

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À travers la description de sa vie, Domitilla tente de trouver un sens à l’insensé. Certaines forces l’ont fait grandir et la peur l’a rattrapée sur le chemin de ce qui ne peut être oublié et divulgué avec parcimonie. Les évènements et les secrets ne l’ont pas tuée une première fois. Brassés, compris et inlassablement digérés, ils continuent leur œuvre et ne l’ont rendue plus forte que lorsqu’elle a entrevu la responsabilité de sa vie, afin que le sang qui coule dans ses veines ne soit plus une guère. Elle voue sa vie à entretenir une force intérieure, quitte à mourir à la tâche.

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Description

En état second continuel, Domitilla rêve à une vie meilleure. La malédiction « cortisol » l’empoisonne avec des idées noires.

Cette réaction chimique la colle comme une marée noire. L’épuisement la déshumanise, elle se violente. Le traumatisme impossible à oublier fait naître l’agressivité. La haine du bonheur fait de l’isolement un compensateur émotionnel : une maîtresse héroïne de la destruction mentale, corsetée dans l’image du loser, elle brûle. La société a engendré ces fruits si étranges qui se suspendent de leur plein gré. Elle prône l’uniformisation de l’état de mal-être.

Billie chanterait que les nouveaux apaches se sont diversifiés[1]. Ils ont la couleur du citoyen du monde. Êtres de désirs à l’âme esseulée. Les ressources inhumaines les ont gâtés. La vie promise de la télévision a consommé, les a consumés. Ces mots résonnent en elle. Danser avec la mort dans les galeries des catacombes la ferait triompher, penser à ce qu’il reste encore n’est plus satisfaisant. L’idée de la mort l’ensorcelle : un coup de foudre pour la croyance en la plénitude. Un mal entendu à deux pour toujours et dans l’au-delà. Elle n’est même pas un clown démaquillé. Démasquée, elle se conforte dans l’incofortable si familier. Hypnotisée par cette mise à mort, elle est absente, comme sur pilotage automatique. Afin de ne plus se rendre compte des minutes qui passent, du temps qui s’écoule. Cet état second nous incorpore l’idée d’une croyance dans les mauvais sorts.

[1] Référence à la chanson Strange Fruit de Billie Holiday.

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La souffrance nous est familière, elle nous donne un sentiment de sécurité. Il n’y a pas de raison de souffrir, sauf si vous l’avez choisi. La question primordiale que l’on doit se poser : « À quoi nous servent les choses négatives ? » Nous ne sommes pas que les enfants de nos parents. Faisons de notre mieux, évitons de nous juger, de nous culpabiliser, d’avoir des regrets. L’amour ne s’arrête jamais, mais la haine oui. Pardonner à l’autre demande du temps, cela ne suffit pas de le dire, il faut le vivre. Cela demande le courage de ne pas être envahi par la haine et la vengeance. C’est briser le cycle de la haine. Un acte libérateur uniquement pour soi.

 

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

Version

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A propos de l'auteur(e) : Payco Rayn

Née en France dans un milieu d’immigré ouvrier en plein choc pétrolier, l’avenir n’était pas lumineux. De petit boulot en petit boulot jusqu’aux belles opportunités, sa vie fut un bateau ivre. Sans capitaine, le fracas était inévitable.
Le premier confinement lui a fait comprendre que son auto-analyse de plus de 10 ans devait aboutir à un ouvrage. À 47 ans, ayant perdu de nouveau une partie de son travail et dévoiler ses secrets, faire éclater une certaine justice était la seule voie de sortie. Employée de rayon suite au sinistre économique, elle a l’espoir que son ouvrage aidera à déconfiner les esprits.