Coups de rabot … Quand la coiffure humanise le politique !

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Le 6 décembre 2021, le ministre de la Santé, Pierre Dutillard, est retrouvé assassiné, un rasoir à effiler planté dans le dos.

Près de trois mois auparavant, une jeune coiffeuse, Marion, s’est vu confier la chevelure de l’homme de pouvoir. Intelligente autant qu’insolente, elle est parvenue, sans que celui-ci n’en prenne immédiatement conscience, à faire vaciller ses convictions et à bousculer ses projets de carrière.

Jusqu’à la mort du politicien, le cynisme de la vie a fait s’entremêler le parcours de ces deux êtres que, pourtant, tout semblait opposer : leur univers professionnel, leur milieu social comme leurs valeurs…

Si l’auteur du meurtre est au cœur de tous les questionnements, une autre préoccupation occupe la belle Marion : conquérir le cœur d’un brillant chirurgien, David Blansky.

Entre polar, comédie romantique et réflexions politico-sociétales, voici un roman qui jongle subtilement entre les styles. Empreinte de finesse, de sensibilité et de réalisme, cette œuvre saura vous tenir en haleine par son suspense, sa fin inattendue, autant que par l’attachement qu’inspire chaque personnage dont vous vous plairez à suivre les tribulations.

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Description

Les apparences…

Sans nous en rendre compte, nous jouons tous avec elles et nous leur accordons une importance surdimensionnée, une importance qui tendrait à surpasser insidieusement toutes nos autres préoccupations.

Ainsi, la première chose que disent des parents à leur enfant lorsqu’ils se rendent avec celui-ci à un événement jugé « mondain », c’est : « Surtout, tiens-toi bien, il en va de l’honneur de la famille… Et si tu n’es pas sage, nous ne serons plus invités ! »

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Lorsqu’un directeur d’école se rend coupable d’agressions sexuelles répétées, on peut avoir le sentiment a priori erroné que l’Éducation nationale tarde énormément à entamer une procédure disciplinaire à l’endroit de l’intéressé. On dirait presque que de si odieux agissements ne méritent que d’être étouffés, au risque de laisser aux victimes une terrible impression : l’absence de réparation de cette faute gravissime dont devrait s’emparer fermement et sans délai la justice. Trop fréquemment, le rectorat donne l’impression d’avoir entre ses mains « une patate chaude ». C’est alors qu’il livre auprès des familles, oralement uniquement, un discours de fermeté… Mais dans les faits, il lui est bien plus simple et « commode » de muter le responsable de leur gêne dans un établissement de la région voisine en espérant que, tel le nuage de Tchernobyl en son temps, les rumeurs concernant les habitudes du « charmant » directeur ne viennent à franchir les frontières administratives.

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En ces circonstances, Sylvie qui, avec son mari, pensait avoir tout perdu, se raccrochait à une chose : les apparences… Encore elles, les apparences.

Elle exigeait ainsi que la façade de leur pavillon fût réparée dès qu’une fissure se faisait jour. Son jardinier taillait chaque mois les arbustes de leur jardin et, annuellement, tronçonnait les branches des tilleuls, bouleaux et érables que Jean-Bernard avait, suivant les précises instructions de sa bien-aimée, plantés de ses propres mains il y avait déjà au moins deux décennies. Elle refusait l’idée que la nature rappelle à l’homme qu’elle était indomptable ; une « vilaine » nature qui s’entêtait, selon elle, à défigurer le paysage que les humains s’efforçaient de policer chaque année un peu plus. Au supermarché du coin, elle continuait de saluer les gens lorsqu’ils lui lançaient un timide « bonjour ». Elle n’avait jamais abandonné ses séances de bronzage artificiel pour donner l’image d’une femme épanouie, multipliant les croisières sous le soleil. Elle ne ratait pas un seul un rendez‑vous chez l’un des instituts parisiens les plus huppés afin d’arborer une coiffure impeccable.

Et, en toutes circonstances, elle souriait aux autres. Qu’ils la regardent « dans les yeux » ou pointent leur regard vers le sol, elle souriait. Elle aurait d’ailleurs pu dispenser un cours au succès garanti, « Le sourire sur commande ».

 

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A propos de l'auteur : Lukasz Pø

Agé de 35 ans, Lukasz Pø, d’origine suédoise, vit en France depuis son adolescence. Après un double cursus de commerce et de sciences politiques, il a œuvré pendant plusieurs années au sein de l’administration, en lien étroit avec les plus prestigieux cabinets ministériels. Il veut désormais mettre en avant son esprit créatif grâce à l’écriture : jouer avec les mots, imaginer des histoires à la fois empreintes de vécu et émaillées de situations cocasses, faire passer des messages. Il en découvre avec émerveillement toutes les subtilités. Ses idées, il les puise dans les fictions audiovisuelles, dans ses lectures et voyages et plus globalement dans sa vie personnelle et professionnelle. L’alliance de ses sources d’inspiration teinte ses écrits de fluidité, de réalisme, d’humanité et d’un goût pour l’effet de surprise.