Cottidie nobiscum -fili fraterque

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Cottidie nobiscum est un hommage que j’ai voulu rendre à mon fils aîné Florian, qui mit fin à ses jours dans la nuit du 1er au 2 octobre 2015. Âgé de dix-sept ans, il venait d’entreprendre à Rennes des études supérieures. Lycéen brillant, adolescent solaire, il avait une sœur et un frère cadets, pour lesquels il importait que son souvenir se maintînt, clair et vibrant telle une oriflamme qui claque à jamais dans le vent.

Dans sa famille pulvérisée, pour l’intolérable présent et tout l’improbable avenir, il fallait que l’amour l’emportât sur les ruines : conçu pour prolonger les liens tissés avec un premier-né aux qualités rares, cet écrit biographique se mue aussi en un dialogue ininterrompu. Pour conjurer la douleur de l’absence et tenter d’obtenir que tout ce qui fut donné et reçu ne l’ait jamais été ni en vain ni en perte. Ceux qui ont perdu un être infiniment cher le savent eux aussi : dans les ténèbres, toute la place est pour la lumière.

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Description

EXTRAITS DU LIVRE

Penser Florian, c’est rallumer et garder au cœur tous les soleils, tous les fanaux. Malgré les bleus de l’enfance, car il eut des heures d’affliction et de gravité, réactionnelles ou inexpliquées, l’impression qui de loin prédomine est celle de la lumière, de la confiance et de la joie. Joie des découvertes, joie du partage, joie offerte et transmise. Lumière des jours transcendés, lumière de la quête et de la connaissance, lumière de l’espérance et de la confiance. Il avait l’étincelle, il était l’étincelle qui éclairait nos vies. La sienne semblait gonflée de toutes les promesses d’un monde où, pas à pas, il ferait un chemin. Et ce chemin qu’il se frayait avec tant de candeur et tant d’intelligence, ce chemin de heurts et de bonheurs mêlés, ce chemin d’amour et d’aversion alliés, comment aurions-nous pu le croire à ce point creusé d’ornières qu’il n’en serait plus praticable ? Que n’aurions-nous point donné pour en ôter tous les cailloux à seule fin de l’y voir progresser, de son pas si souple, dans le vent du soir et ses poussières ailées ?

*****

Tu ne nous as été rendu que la veille de la cérémonie religieuse, et sur ton cercueil fermé nous avons posé un agrandissement de cette photographie que tu avais mise sur Facebook, et qui manifestement avait été prise à Saint-Cast, deux mois plus tôt. Celle du bel ange blond que tu as toujours été pour nous en dépit de toutes tes protestations de laideur et qui restera, jusqu’au dernier de nos jours, notre ultime souvenir : celui d’un adolescent plein d’avenir qui n’aura disposé, hélas, que de dix-sept années de promesses. Celle d’un enfant que nous avons aimé par-dessus tout sans savoir ni le garder au monde ni le protéger des noirs desseins qui le dépassaient. Celle d’un amoureux qui jusqu’au bout du tenable aura tenté de combattre ses propres démons, s’engageant verbalement à aller mieux le lendemain : d’où l’inscription cornélienne gravée sur le marbre de sa dernière demeure, hommage à sa grandeur d’âme et de cœur :

« Je ne cherche en aimant que le seul bien d’aimer. »

Tu ne seras jamais un homme que je verrai vieillir, mais tu étais un ange, mon fils.

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A propos de l'auteur(e) : Florence Burel

Née en octobre 1964 à Quimper, dans le Finistère, Florence Burel a toujours aimé les livres et les mots. Pour avoir subi comme autant d’épreuves les déplacements consécutifs à la carrière militaire de son père, elle a fait de l’univers scolaire son point d’ancrage. Certifiée de lettres classiques en 1986, elle a exercé son métier de professeur avec passion, jusqu’à ce que la difficulté de concilier conscience professionnelle et souci parental ne lui apparaisse comme un tourment.
Mère de trois enfants nés en 1998, 2001 et 2002, elle a perdu son fils aîné Florian en octobre 2015, alors qu’elle le croyait délivré des affres psychologiques qu’il avait douloureusement mais victorieusement traversées deux ans auparavant.
Cottidie nobiscum retrace la trop courte existence de cet adolescent hanté par la perfection et la pureté. Les fées qui s’étaient penchées sur son berceau avaient omis de lui donner le désir de vivre au sein d’un monde qui ne s’accordait pas avec ses idéaux.