Champ de ruines

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Un recueil à l’image d’un Marcheur mal aimé, malheureux d’être, tel un objet, ramassé pour sa survie, comme condamné à endurer les insoutenables épreuves des conditions humaines. Marcheur au vécu désenchanté, pareil aux poètes maudits, qui revêt une dimension collective à travers un « je » de procuration.

Se sachant embarqué dans le navire baudelairien, Assou manie son égotisme dans le lointain des horizons habituels de l’humain, au bout duquel s’établit un dialogue entre le cœur et l’âme. Dialogue de quête du bonheur au secours d’autrui par l’effacement de soi. Méditation sur la lucidité de l’être de pouvoir vivre sans s’appauvrir indignement en s‘enrichissant sur le dos des autres. Il transcende en promeneur nocturne marchant pêle-mêle sur les lignes de l’écriture pour une urgence d’écriture. Celle qui saccage, transgresse les normes de l’écrit, pour vite cultiver dans l’incertitude et le chaos la tolérance et l’amour entre les hommes. Ainsi s’illustre-t-il en ces termes :

J’ai commis la poésie
La plus inaccessible
Aux âmes insensibles ;
Cette poésie qui crie,
Cette poésie qui larmoie,
Je l’ai faite pour toi,
Toi autre moi.

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A propos de l'auteur(e) : Assoumani

Assoumani naît entre l'eau et le feu dans un coin de l'océan Indien, une partie de l'Afrique où le mal de vivre, comme une fatalité, poursuit la population. La paupérisation, l'oisiveté, la froideur des assoiffés du pouvoir politicien se liguent et conduisent cette Afrique dans un sans lendemain où tous les moyens sont bons pour vivre. En 1979, Assoumani renaît à Bangoi, un village vibrant au rythme harmonieux de l'écho des vagues, finissant leur cours dans un creux parsemé de sable, où se masse une marée humaine palabrant et prenant de l'air au balancement des cocotiers.

Exilé de ceux qui l'auraient élevé, Assoumani a vécu une enfance épouvantable dans ce village situé entre Bambao et Mbadjini. Il a connu une scolarisation tardive marquée de grèves, d'années blanches dans un archipel des Comores triangulé, plongé dans une misère sans poésie et une corruption sans césure.