Anus soit qui mal y pense. Encyclopédie pour tous

49.90 

 

Préface Andréa Ferréol

Qui de mieux placé que le docteur Marc Lagrange, chirurgien proctologue, pour envisager la rédaction d’un livre complet sur l’anus, gageure jamais tentée à ce jour.
Auteur de 20 ouvrages, médecin, écrivain, 40 ans durant, il nous a semblé le mieux placé pour la rédaction d’une encyclopédie ciblée, jamais vulgaire, toujours passionnante sur cet organe si confidentiel et méconnu.
Il a abordé, non sans talent ni pudeur, cet organe avec l’œil, puis la plume, après l’avoir « attaqué » avec le bistouri, au quotidien, pour le bien à chaque fois de ses malades. Il analyse ainsi un vaste sujet – vaste fresque aurait dit le Général – si tabou, si décrié ou moqué. Marc Lagrange dédramatise ce boyau culier, selon Rabelais, souvent vu avec effroi et pudibonderie, du bout des lèvres.

Il passe tout en revue : l’aspect médical ou historique : sodomie, pal, arts (eh oui !), sémantique, hygiène locale, du PQ au bidet. En compléments incontournables, la psychanalyse et la philosophie, évoquées par deux confrères référents, nous envoient ici dans la culture. L’humour a aussi voix au chapitre sans jamais tomber dans le « gore ».

Bonne lecture, bon vent…

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Description

1er extrait :

Le chirurgien, qui joue sa carrière, s’entraîne sur de nombreux galériens, indigents, et autres gueux de Paris rassemblés à l’hospice de Versailles, où plusieurs dizaines mourront. Le curé de la ville, François Hébert, les enterre à l’aube sans faire sonner les cloches, « afin que personne ne s’aperçût de ce qui se passait ».

Ces multiples opérations permettent à Félix de mettre au point un instrument spécifique, un bistouri recourbé prolongé par un stylet au tranchant recouvert d’une chape d’argent afin de ne pas blesser lors de son introduction dans l’anus, maintenu ouvert par un écarteur. Le scalpel personnalisé, unique, prendra le nom de bistouri « recourbé à la royale ».

Alors que la cour passe quelques jours à Fontainebleau, le roi rentre à Versailles. L’opération, tenue secrète même pour le Dauphin, se déroule le 18 novembre 1686 à 7 heures du matin dans la chambre du roi, dès la messe finie.

 

2e extrait :
En art, comme dans le langage courant, le mot « cul » est plus souvent associé aux organes et actes sexuels, qu’à l’anus. Si l’artiste évoque celui-ci, c’est davantage à titre privé pour sa fonction d’expulsion des excréments que pour sa morphologie et sa plastique.

Les fesses envahissent l’art depuis l’Antiquité79F l’anus moins ! L’arbre cacherait la forêt, le tronc humain se scinderait en deux pour masquer « l’immontrable » ?

Pourquoi cet oubli de l’anus dans la peinture par pudeur et savoir-vivre ? L’anus, un non-sujet par excellence. Par crainte du mauvais goût et de la réprobation du public ? Certainement aussi parce que sa fonction animale, l’aspect et les odeurs de ces rejets révulsent, probablement encore par l’impossibilité d’observer son propre anus. Fantasmes et erreurs en découlent : le vulgum pecus peut imaginer cet orifice toujours ouvert, alors qu’au repos, les replis de peau dissimulent l’option ouverture, sortie pour Dame Nature ou entrée pour Monsieur ?

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A propos de l'auteur(e) : Marc Lagrange

Ancien interne des hôpitaux, chirurgien digestif et proctologue, Marc Lagrange a mené une carrière de praticien hospitalier spécialisé pendant près de quarante ans à Nevers, de 1979 à 2015.
Parallèlement, passionné d’écriture, œnophile, juré-gourmet, il a écrit une vingtaine d’ouvrages, dont la plupart sur la culture du vin. Ses travaux « bachiques » font référence, notamment le livre Le vin et la médecine, préfacé par son ami le professeur C. Cabrol, qui a reçu un prix Mondial en 2005.
Père de trois enfants et de cinq petits-enfants, désormais chirurgien honoraire, il parcourt la France de conférence en conférence, portant la « bonne parole » sur la santé, en médecine, et le vin, en épicurien.
Il demeure un personnage singulier et attachant, contrepéteur, passionnant et truculent original, multifacettes dans le monde de l’édition.