Ah ! Si vous arrivez à faire quelque chose de mon fils…

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Dans les années 70, après une année de pension chez les frères maristes en région parisienne, Lucien revient à Stockholm. Il a dix-neuf ans et habite tranquillement chez ses parents qui vivent à l’étranger, suit des cours par correspondance, fait de temps en temps des petits boulots et sort souvent en boîte de nuit. Sa mère, dont « le fils n’a aucun avenir », n’accepte pas son mode de vie : il est blanchi, nourri et logé comme à l’hôtel et découche sereinement !

Un matin de décembre, sa mère, n’y tenant plus, lui demande d’aller au consulat résilier son sursit militaire :

  • Tu ne peux pas rester comme ça à ne rien faire !
  • Mais mes cours par correspondance…
  • C’est de la foutaise ! Ça te donnera quoi ?!
  • Un diplôme…
  • Tu parles ! Ce cours ne te donnera pas un métier !

Lucien sait que sa mère a un peu raison et qu’il ne peut pas profiter de la vie ainsi éternellement. Il ira donc l’après-midi au consulat.

Trois mois après il reçoit un courrier officiel du consulat ; il est affecté à la caserne de Montluçon.

Alors débute sa vie d’adulte, lui qui n’a ni métier, ni diplôme…

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Description

Il est onze heures du soir. Lucien et Bertrand commencent à se déshabiller. Personne ne peut les voir. Ils sont pratiquement dans le noir, éloignés de la route du bord de mer, sur une plage déserte et à plusieurs centaines de mètres de l’agitation de la Siesta. Ils mettent leurs vêtements chacun dans un sac plastique et, par précaution, le premier sac est mis dans un deuxième sac. Ces derniers sont posés sur les bouées achetées le matin même. Les deux compères en maillot de bain se mettent à l’eau et nagent en direction de la Siesta en poussant leurs affaires devant eux.

Après vingt minutes de brasse Lucien, le premier, dépasse la barrière qui se prolonge à environ une trentaine de mètre du rivage de la discothèque. Il n’y a pas de garde en vue et les clients sont au bar ou à proximité des pistes de danse, et donc loin du bord de mer. Bertrand rejoint Lucien. Dix minutes après, ils sortent de l’eau longeant la barrière dans un endroit sombre qu’ils avaient repéré la veille. Lucien se met à grommeler :

  • —  Putain ! C’est pas vrai ! Qu’est-ce qu’on est cons !
  • —  Quoi ?
  • —  On a oublié les serviettes !
  • —  On ne va pas attendre une demi-heure pour se sécher !!
  • —  …
  • —  On s’habille et on va aux chiottes pour se sécher avec du papier ! propose Bertrand.
  • —  Ok ! acquiesce Lucien.

Lucien comme Bertrand enlèvent leurs maillots de bain. Après avoir été à poil quelques secondes, Lucien enfile son slip le plus rapidement possible en pestant car le slip sur la peau mouillée se boudine. Finalement, après moult difficultés à s’habiller et après avoir caché leurs sacs, ils se dirigent vers la lumière et les premières tables du bord de l’eau, encore inoccupées.

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Stefano fonce vers le local à poubelles et se plaque contre la paroi de celui-ci. Il se retourne et regarde vers le bâtiment de sa section. Il fronce les sourcils, plisse les yeux et scrute les alentours :

  • —  Allez-y ! C’est bon ! N’y a personne ! chuchote-t-il en direction des deux autres tout en faisant des signes de la main.
  • —  On peut y aller ! murmure Lucien se retournant sur Patrick.

A leur tour, Lucien et Patrick s’élancent du bâtiment vers le local à poubelles, accolé au mur du camp et situé à vingt mètres d’eux. Les trois bidasses soufflent un moment, grimpent sur le toit du local et se hissent ensuite sur le mur de la caserne. Ils rampent, sur le mur même, jusqu’à la hauteur des camions de la poste. Ils descendent, de l’autre côté, sur le toit de la cabine d’un des camions stationnés contre le mur, bien heureux de ne pas sauter directement du mur, haut de plus de trois mètres.

Une fois à terre, ils se dirigent vers la Peugeot 203 de Lucien garée à quelques mètres de là. Il ouvre son coffre, se change en civil et met sa perruque pendant que ses deux amis, déjà en civil, l’attendent.

  • —  Putain, impossible de savoir que t’es militaire ! s’exclame Patrick après la transformation de Lucien en civil.
  • —  Faudrait, nous aussi, qu’on trouve des perruques ! dit Stefano.

Grâce à sa marraine, Lucien a maintenant une superbe perruque blonde dont les cheveux descendent jusqu’aux épaules. Il passera ainsi inaperçu devant la Police Militaire.

 

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A propos de l'auteur(e) : Georges Savillan

Georges Savillan est né en 1950 à Berlin (Allemagne) et y habite jusqu’à l’âge de douze ans. Il passe ensuite son adolescence à Milan (Italie). À vingt ans, après avoir obtenu un diplôme de programmeur à Paris, il y travaille pendant deux ans pour une compagnie de services informatiques. Il émigre ensuite au Canada en tant que consultant et poursuit ses études à HEC Montréal. Huit ans après, de retour en France, il s’installe sur la Côte d’Azur, à Nice, pour le compte d’une compagnie chimique américaine qui délocalise ses bureaux douze ans après. Il s’installe alors à Paris pour se consacrer aux risques opérationnels dans une grande banque française à Paris.
Après vingt années dans la capitale, il se retire dans le sud de la France pour écrire ses romans.