A la recherche de ta vie perdue

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Au terme d’une vie professionnelle agitée mais dont l’issue a été favorable, l’auteur jouit d’une tranquillité bien venue qu’il partage en famille et en s’adonnant enfin à ses passions. Ce bonheur béat ne va pas durer : sa fille Stéphanie déclenche un cancer et disparaît après un an et demi de combat acharné contre la maladie. Sa vie bascule. Il doit faire face à la plus violente des séparations. Malgré une aptitude naturelle à la résilience, rien ne peut adoucir ce manque lancinant qui le ronge. Il ne peut se résoudre à cette disparition définitive, conforté par une sensation de plus en plus forte de sa présence près de lui. Même s’il ne sait faire la part entre fantasmes et réalité, il n’a qu’un but : la retrouver. Ce ne sera pas grâce à une foi religieuse dont il est si éloigné. Lui, le pragmatique, le sceptique, va devoir affronter les méandres de l’inconnu et de l’impalpable dans une quête spirituelle, laïque et scientifique, quitte à bousculer ses préjugés.

L’incroyable dénouement dépasse ses plus folles espérances. A l’instar du psychiatre Carl Jung répondant à une question sur sa foi, il n’a plus besoin de croire. Il SAIT dorénavant, loin de tous les dogmes religieux, d’où qu’ils viennent.

Cette histoire est autobiographique. Tout ce qui y est décrit est strictement véridique.

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Description

  • EXTRAITS DU LIVRE
  • À ce stade vous avez 95% de chance de guérir définitivement.

Nous sommes dans les premiers jours d’automne en ce début du mois d’octobre. Le chirurgien, Philippe Depon, nous reçoit dans son bureau glacial et impersonnel de la clinique lyonnaise ultra moderne vers laquelle t’avait dirigée ton médecin traitant. Il nous regarde, pas très à l’aise. Il a prononcé cette phrase, constat statistique un peu froid mais qui se veut positif et rassurant, avec un maximum de conviction dans son regard. Sans doute veut-il nous faire sortir de l’état de choc dans lequel nous sommes depuis quelques minutes, toi et moi. Il nous a tout expliqué, une feuille de papier et stylo en main, d’une voix calme, comme pour nous dire que la médecine maîtrisait la situation et savait où elle allait. Des larmes silencieuses coulent sur tes joues. Tu ne dis rien, tu ne t’effondres pas, tu restes digne, le regard ailleurs. Ma main qui instinctivement s’est posée sur ton épaule à l’énoncé du diagnostic ne bouge pas. Surtout ne pas trop en faire, rester sur la ligne que je m’étais fixée depuis quelques jours, depuis que ce rendez-vous avait été pris. Je me doutais de ce qui allait y être dit. Je te connais ma fille : mon empathie doit rester discrète, pas trop ostentatoire. Je n’arrive pas à afficher l’optimisme qui devrait être de mise avec cette statistique très encourageante qui vient là, pas par hasard, comme une perche tendue. Dans l’immédiat, rien ne peut amortir l’impact des mots que nous avons entendus, pourtant exprimés avec beaucoup de tact et un ton juste par ce praticien sympathique et dont se dégage une humanité que l’on sent sincère. Je ressens son malaise d’avoir dû énoncer les mots « cellules cancéreuses » à une jeune femme de 30 ans.

Vient ce fameux dîner début mars 2011 à Roanne chez ce monument de la gastronomie française. À quelques jours près, il nous permet de fêter également ton 31e anniversaire. Nous sommes tous présents : ton frère Arnaud venu spécialement d’Allemagne, Irène, Oriane et Éric. Nous avons prévu de nous rendre sur place le samedi en fin d’après-midi en ordre dispersé. J’avais réservé des chambres pour que nous puissions tous profiter pleinement des réjouissances annoncées. Tu te rends sur place en train, venant de Lyon, et tu as déjà pris possession des lieux quand nous arrivons à Roanne. Je me réjouis de ta joie enfantine devant tant de faste étalé dans l’établissement et qui concrétise la fin de près d’un an d’angoisses et de souffrances. Tu sors de ta chambre juste quand nous arrivons pour prendre la nôtre. Jamais ne s’effaceront de ma mémoire ce fameux sourire que tu arbores et que tu sais rendre irrésistible, ce regard aigu, tes yeux brillants et une curieuse agitation des bras vers le haut comme pour fêter une victoire sportive tellement espérée. Cette sorte de danse païenne improvisée symbolise ton retour à la vie, aux espoirs, aux projets. Jamais, depuis ta plus tendre enfance, je ne t’ai vue exprimer un bonheur, une joie, ou tout simplement un sentiment intime avec une telle force, même si cette manifestation demeure muette, seulement gestuelle. Je suis très ému et moi aussi fou d’un bonheur que j’essaie de contenir de peur qu’il se concrétise par une fontaine de larmes. Tu te régales, pas simplement parce que c’est une succession de ravissements dans nos assiettes mais aussi et autant par ce que veut dire ce festin. Ta vie bascule à nouveau. Du bon côté cette fois. Nous trinquons, au champagne bien sûr, à ta guérison. Oriane et surtout Arnaud font le spectacle. L’une, parce que légèrement souffrante doit opter, c’est un peu ballot, pour des plats très légers style régime minceur. Quant à ton frère, il s’offre le luxe d’un malaise vagal heureusement sans conséquences, peu habitué aux richesses en tous genres de telles agapes et sans doute aussi affaibli par la charge émotionnelle de l’instant.

 

 

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

Version

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1 avis pour A la recherche de ta vie perdue

  1. Totoche

    Beaucoup de sensibilité dans ce récit autobiographique concernant un père ayant perdu sa fille victime d’un très grave cancer.
    Il y raconte comment il a pu surmonter cette insupportable absence.
    A lire absolument.

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A propos de l'auteur(e) : Jean-Yves Concord

Passionné depuis son adolescence par les questions existentielles telles que l’infini, le néant, l’origine du monde et de ses habitants, Jean-Yves CONCORD va devoir suspendre sa quête philosophique pendant plus de trente ans. Ce temps, il va le passer dans un univers professionnel mouvementé et pour le moins terre à terre. Il va quitter sans regrets ce milieu début 2009 pour vivre ses passions, l’écriture, le vélo, les voyages, et reprendre ses recherches sur le sens et l’origine de l’existence. Il redécouvre la théorie de l’évolution au travers des travaux d’un disciple de Darwin, qui l’adapte à l’homme social. Mais aussi riche soit-elle, elle ne peut répondre à toutes ses propres interrogations. Ses quelques lectures d’œuvres de philosophes de renom ne lèvent pas non plus le voile sur ce qui, lui semble-t-il de plus en plus, dépasse les capacités de l’intelligence humaine. Les religions et leur histoire le laissent plus que sceptique sur leurs desseins réels. De toute façon, elles requièrent un présupposé : la foi. Celle-ci ne se décrète pas, et lui en est dépourvu. Le décès de sa fille Stéphanie va accélérer son processus de recherche et de découverte, passant par la physique quantique, pour l’amener vers une conclusion inespérée et passionnante.