Ils voulaient l’Atlantide…

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Des chercheurs d’Atlantide triés sur le volet… Des passionnés de l’île mythique, disparue sous les flots et oubliée d’après Platon, qui se réunissent en assemblée pour débattre des localisations possibles. Marotte innocente ? Pas sûr… Au sein du Cercle, les érudits fureteurs défendent avec fougue leur conception de la mère de toutes les civilisations. Des conflits naissent, des alliances se nouent, sept clans émergent dont les chefs poussent la lutte intellectuelle jusqu’à son paroxysme. Purement intellectuelle ? Alors pourquoi les séances se tiennent-elles depuis des générations dans un coin secret de Paris ? Pourquoi un des membres éminents, Robert Durangeau dit le « plombier intello », a-t-il été étranglé puis poignardé à quelques minutes d’intervalles ? Son annonce d’une découverte fracassante a peut-être dérangé. C’est à ces questions que Gaël, son fils endeuillé, tente de répondre avec deux compagnons de fortune cabossés par la vie. Le journal intime de la victime va les aider… ou les perdre. Leur plongée dans ce cénacle plus influent que prévu donne en tout cas des boutons au commissaire Verdaguer, irascible et grossier personnage dont l’enquête patine ; elle ne plaît pas non plus aux sept chefs de clan… qui ne sont pas des saints.

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Description

EXTRAIT DU LIVRE

Découverte de l’Atlantide, par Zina Souidi (Partie 2 ; chapitre 18)

« Nous nageons à 30 mètres sous la surface. La lumière, verdâtre à cette profondeur, estompe les couleurs des bancs de poissons et de la végétation attachée aux récifs. Je m’amuse à frôler de mes palmes les rochers que nous longeons, me donnant ainsi l’impression de planer entre les reliefs environnants. (…)

Mes pensées se dispersent mais reviennent vite au but assigné, à l’objet de mes rêves les plus fous… L’Atlantide. (…) Tout concorde : études géologiques, zoologiques, résultats des sondages réalisés lors d’expéditions… Je sens que je brûle. Jamais personne n’a été aussi proche de résoudre l’énigme… et pourtant chaque fois je remonte sur le bateau avec la même frustration, devinant derrière moi le regard dédaigneux de Fernando. (…)

Au détour d’un canyon en forme de coude, je débouche dans une vallée élargie où… je la distingue enfin. Quelle merveille, quelle splendeur, quel indicible sentiment de victoire mais aussi de révérence devant un tel spectacle… Minutes indescriptibles de contemplation dans les abysses, solennité d’un lieu que le silence des profondeurs accroît. Je reste coite plusieurs minutes, en flottabilité neutre. Fernando doit aussi se tenir immobile dans mon dos. Je me souviendrai de cet instant jusqu’à la fin de mes jours. Le tableau opalescent qui s’offre à nous est la consécration d’une vie d’abnégation et de recherches scrupuleuses…. Elle est là devant moi, cette capitale d’un continent autrefois florissant qui repose à seulement 40 mètres de profondeur. Des bâtisses en ruines, recouvertes à leur base de buissons compacts d’algues, se devinent dans ces eaux loin d’être transparentes. Les restes d’une architecture qu’on pourrait qualifier d’antique, dont je n’aurais pu imaginer la richesse artistique et technique dans mes pensées les plus oniriques, semblent s’offrir à nous. Le sommet découpé de ce qui a dû être jadis un temple, des arcs, des colonnes décorées d’innombrables arabesques, des statues acéphales de Poséidon, des portiques incrustés de gemmes encore irisées, témoignent d’influences grecques, précolombiennes et orientales. Tout ce mélange de merveilles humaines érigées il y a plus de 11 600 ans repose aujourd’hui dans un silence de cathédrale, comme honteux de sa fin tragique, de son destin funeste qui rappelle à l’humanité le côté éphémère de toute chose, aussi resplendissante soit-elle.

Une pression sur ma main… Fernando, alarmé par le faible niveau de nos réserves d’air respectives, me rappelle à la réalité. Je le fixe calmement, comme éloignée de ses préoccupations terrestres. Je finis par le suivre néanmoins, torturée par l’envie de me perdre dans les rues détruites et d’explorer les canaux. Les rayons fouaillent par intermittence les eaux chargées de plancton et je contemple, au travers de ce stroboscope naturel, ma vie de femme qui défile, mes échecs, mes réconforts, mes victoires… Celle-ci est la plus belle. Je suis sur le point de m’évanouir de bonheur et seule la poigne affermie de Fernando qui ressent mon trouble, me fait avancer.

Pourquoi ai-je tant envie de rester ? Les coordonnées gravées dans ma mémoire me permettront de revenir à ma guise pour de plus amples explorations. Je me retourne une fois de plus avant de plonger dans le passage encaissé. Je décèle encore la nitescence entourant les édifices de marbre et de bronze mais les contours, à chaque coup de palme, deviennent plus évanescents. Les monuments se couvrent d’un voile diaphane pour finalement disparaître. L’image d’un rêve qui se dissipe, d’une page magique tournée à jamais… »

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A propos de l'auteur : Julien Tarby

Si Julien Tarby signe son premier roman « Ils voulaient l’Atlantide... » à 40 ans, il cultive son goût pour l’écriture depuis toujours. D’abord journaliste économique traitant de sujets liés à l’innovation à fort impact environnemental, à l’entrepreneuriat, aux biotech et cleantech durant 13 ans (Le Nouvel Economiste, Acteurs de l’Economie, EcoRéseaux…), il est par la suite devenu prospectiviste au sein de l’agence d’urbanisme et d’architecture Patriarche. Se projeter constamment est son credo. Ce qui signifie imaginer les usages de demain en interviewant des ergonomes, designers, sociologues, anthropologues… ou tout simplement rêver du passé, d’où sa passion pour l’Histoire et le mythe de l’Atlantide.