Jean Marie Galliath

Le soir où nous l’avons rencontré, dans la maison familiale de Rimbach-prés-Guebwiller, un voile de brume nimbait le vallon et le printemps balbutiait ses premières notes. Alors nous n’avons pas pu nous empêcher d’imaginer, derrière le petit village de ses retours périodiques en Alsace, « perché » à 657 m, le panorama dantesque qui, entre 3 000 et 4 500 mètres d’altitude, cerne le quotidien de Jean-Marie Galliath. Un contraste qui résume toute sa vie, partagée, déchirée, entre deux mondes.
L’action humanitaire avec ses amis de « Point d’Appui » aurait pu continuer comme une façon intelligente et généreuse de meubler ses loisirs de travailleur frontalier. Un grave accident de santé et une grosse interrogation existentielle plus loin, et voilà Jean-Marie Galliath propulsé en Bolivie où il vit désormais à Oruro, à 3 700 m d’altitude.
Entre-temps, il a découvert et largement contribué à faire connaître sous nos latitudes, avec l’aide de son réseau resté en Alsace, la quinoa (comme il préfère le dire). Une plante miracle dont la contribution au mieux-être économique et social de sa terre nourricière semble avoir rencontré ses limites. Déjà l’entrepreneur lui cherche une remplaçante tout en négociant en permanence avec une santé capricieuse.
Luc Marc, journaliste à l’Alsace.

Thumbnail

Le soir où nous l’avons rencontré, dans la maison familiale de Rimbach-prés-Guebwiller, un voile de brume nimbait le vallon et le printemps balbutiait ses premières notes. Alors nous n’avons pas pu nous empêcher d’imaginer, derrière le petit village de ses retours périodiques en Alsace, « perché » à 657 m, le panorama dantesque qui, entre 3 000 et 4 500 mètres d’altitude, cerne le quotidien de Jean-Marie Galliath. Un contraste qui résume toute sa vie, partagée, déchirée, entre deux mondes.
L’action humanitaire avec ses amis de « Point d’Appui » aurait pu continuer comme une façon intelligente et généreuse de meubler ses loisirs de travailleur frontalier. Un grave accident de santé et une grosse interrogation existentielle plus loin, et voilà Jean-Marie Galliath propulsé en Bolivie où il vit désormais à Oruro, à 3 700 m d’altitude.
Entre-temps, il a découvert et largement contribué à faire connaître sous nos latitudes, avec l’aide de son réseau resté en Alsace, la quinoa (comme il préfère le dire). Une plante miracle dont la contribution au mieux-être économique et social de sa terre nourricière semble avoir rencontré ses limites. Déjà l’entrepreneur lui cherche une remplaçante tout en négociant en permanence avec une santé capricieuse.
Luc Marc, journaliste à l’Alsace.

Afficher tous les 2 résultats

felis neque. ut quis ut sem, eleifend dolor Sed