Zoè Wellington

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Zoè Wellington, étudiante à La Sorbonne, cristallise ses efforts, parce qu’il y avait le rythme des mots de Rimbaud dans sa tête et qu’elle en a composé le sujet principal de sa thèse : son souffle vital.

Au départ de toutes choses, des mots survinrent. Ces agitateurs de conscience que l’on pèse, ceux qui traversent le champ de l’imagination, en premier. Lors même qu’un article rédigé par Benjamin Whitmer explique l’histoire mythologique de l’Amérique, en un sens, où l’extermination du peuple des Pequots, avait déjà été citée dans l’ouvrage de Herman Melville : «Moby-Dick». Aux origines de la famille Wellington, Hermès, roi des baleiniers, engagé dans le conflit, perdit la vue en 1621 et c’est, lors de son séjour en Angleterre, qu’Arthur Rimbaud lut un article concernant l’épisode historique et qu’il imagina «Le Bateau Ivre».
Zoè, la benjamine parisienne, remonte aux sources généalogiques pour débuter sa thèse en se rendant sur place.
Au travers des personnages, Howard Mac Dulinthe, offre un bassin d’émotions et d’évènements historiques.

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Description

EXTRAITS DU LIVRE

Voilà, c’est un geste pour lequel on se laisse aller autour de cette musique, et de danser sur cette musique. Parce que la musique de ses pas véhicule plus d’une variation sonore. Pourtant, elle n’aurait qu’à se laisser porter par cette simple rythmique musicale, pour entraîner une succession de pensées corroborant à la plonger dans un état de rémanence absolu.

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Zoè, elle s’appelle ainsi depuis les origines de sa naissance. Elle est issue d’une famille dont le premier représentant officiel portait le nom de Wellington. La particularité reposant sur la transmission de ce nom car, au fil des siècles, ce furent les filles qui léguèrent ce patronyme à leur descendance féminine, afin que perdure cette tradition héritée de leur ancêtre Hana.

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Quel orgueil, allez donc ! Malaise dans la civilisation : pourquoi des hommes de Dieu avaient-ils gouverné leur barque sur les terres appartenant à un peuple d’Indiens, alors que ceux-ci s’étaient, naguère, donné un mal de galérien à force de défricher leur caractère sauvage afin d’entendre souquer le brin d’épis à leurs pieds ? Ils faisaient de grandes choses. Ils aimaient le bien. Ils avaient rabattu le caquet aux quarante rugissants, vasouillé un temps, auprès de ce golfe troussé par les brigands venteux qui actionnaient leur balise de détresse en dévalant vers le plus proche des atolls de corail.

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Paquatauop, voici donc que se dessine une partie de la lignée de ses ancêtres amérindiens. Zoè opine de la tête, fouille des yeux son recueil de poésie. Dessine un plan. Les archives parlent. Ce soir, elle se replongera dans l’aventure tourmentée du capitaine Achab. Prise de notes rapide, nouveau texto, se gratte le lobe de l’oreille droite. Est-ce qu’un cousin amérindien, ou un fillot de la branche des Michel, dit le Wellington, saurait lui procurer des documents sur ce domaine viticole qui a, aujourd’hui, en partie disparu ? Elle écrit, en partie, comme se souvenant, lors de sa récente visite devant la bâtisse de Roche, Zoè a été confrontée à un autre visage du corps de ferme.

Par la vitre du bus, elle avait eu le temps d’admirer des kilomètres de paysages bucoliques, un inconnu lui ayant demandé un selfie : aurait-il reconnu en elle cette parisienne, avide de grands espaces ? Seulement environ 6 % de la population connecticutaise ont inscrit leurs origines en France, quand, parmi les Amérindiens, on recense 5% de Péquots. Une couleur en demi-teinte.

Troisième jour, après un enchaînement de six textos échangés dans la précipitation, elle apprendra qu’Aurélien, suite à la grève des pilotes de sa compagnie, a repoussé la date à laquelle il comptait la rejoindre. Un Bachelor vient de s’asseoir en face de Zoè, il se concentre principalement sur la lecture de cette fille inconnue. Il médite sur la somme de documents qui sont entassés devant elle. Il est tout et le contraire d’Aurélien. Cependant, dansait dans sa tête la musique savante des mots de Rimbaud, en contre-champ de toute perspective de recherches, dansait, dansait, dansait, dansait, quand, la main de son voisin, si large soit-elle, l’invita à relever son menton…

 

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A propos de l'auteur : Howard Mac Dulinthe

De son nom de plume Howard Mac Dulinthe est auteure, poétesse et dessinatrice. Native de Charleville-Mézières, à deux pas de la Maison des Ailleurs, quelques gouttes du sang «Cuif», par son ascendance maternelle au Prince des Poètes, coulent dans ses veines. Elle est publiée dans des anthologies comme : Flammes Vives, Roses des temps, Journal à Sajat et aux Éditions Classiques Garnier, pour le texte «Dans la peau de Rimbaud».