Tranches de vie, tranches de mort (A tribute to Edward Hopper)

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Les tableaux d’Edward Hopper sont très « inspirants ». Il s’en dégage une atmosphère singulière d’attente et de vain espoir. Chaque image est un morceau d’histoire, un élément du drame de la vie. Même dans ses paysages l’humain est présent.
Exploration de ce qu’une peinture peut raconter. Le début, la fin, l’envers de l’image mais dans ses couleurs les plus sombres, les plus émouvantes. Femmes et hommes fragiles ou fragilisés par la vie. Leurs actions ne sont que la résultante de leur propre drame, une réponse à la douleur. Jusqu’à la chute finale. Tranches de vie, tranches de mort.
Imprégnez-vous des tableaux, ils sont une partie du récit.

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Description

Barn & silo (page 12)

Me tenant toujours la main il tire l’immense porte en bois pleine de fer, même pour lui elle semble lourde. Ça y est, l’entrebâillement est suffisant pour me propulser à l’intérieur. Pour me jeter plutôt, me balancer. Il y a une volonté de faire mal, une grande violence. Je mords la poussière. Le sol est fait de terre battue. Ce bâtiment, que je sais maintenant gris comme le bois usé par les intempéries, était inexploité. Finalement on peut dire qu’il était à mon usage personnel, un peu ma résidence secondaire. Et quand je dis que je mords la poussière c’est au vrai sens du terme. Je pleurais, je sanglotais. La marche contenait déjà cette violence. Je n’en imaginais pas une plus forte encore. Je n’imaginais pas que cela puisse exister.

 

Hignoon (page 77)

J’attends.

J’attends et je m’ennuie.

Mon mari, Charles, gît derrière moi dans la maison alors que je suis sur le seuil de la maison. Je regarde avec indifférence ce paysage sous le soleil de midi. J’aurais préféré que cela se passe en début de soirée. J’aurais pu voir le halo de l’ambulance au loin.

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Format Livre

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1 avis pour Tranches de vie, tranches de mort (A tribute to Edward Hopper)

  1. Note 5 sur 5

    Frédérique

    Le point de départ de chaque nouvelle, c’est un tableau, à partir duquel l’auteur construit une histoire. C’est un sacré pari qu’il réussit ! On est embarqué, et incapable de reposer le livre avant d’avoir lu la fin… La première nouvelle, huis clos étouffant, enfermé dans une grange, dans sa famille, dans ses souvenirs, sa violence, amène un dénouement sombre mais libérateur. A lire !

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A propos de l'auteur : Jean Etienne

Heureusement il n'a pas vécu ce qu'il écrit. Ou bien la police ne fait pas son travail. En revanche il connaît bien ces blessés de la vie pour en avoir été un, dans une certaine mesure. Son métier lui a fait côtoyer les misères et les difficultés de l'existence, l'immigration, le chômage, la précarité avec cette incapacité à résoudre ces problèmes. Sinon à essayer de donner des armes pour s'échapper et dépasser cette existence. Est-ce cette expérience qui lui fait voir et exploiter le plus sombre de l'âme humaine ? Ou simplement la fertilité de son imagination ? Nous ne saurions le dire. Savourons, tout simplement !