Tête à claque et sa violette

7.99 

Ce n’est ni une biographie, ni un essai, ni un roman et un peu de tout cela. J’ai voulu partager une petite partie de mon expérience ainsi que quelques réflexions personnelles et décalées, voire iconoclastes. Je donne mon avis sur divers sujets tels la société, le sexe, Dieu, la culture du buzz., les faux prophètes, les faux dévots, les vrais hypocrites. Sur tout sauf sur la main de ma sœur que l’on retrouva, un soir, au pont de l’Alma. Tout cela pêle-mêle, sans fil conducteur, au gré de mon imagination et de mon inspiration.

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Description

EXTRAITS

Je suis d’une colère! Je viens de perdre tout ce que j’avais écrit après une fausse manipulation. Vingt-cinq pages pour rien! J’ai eu tant de mal à griffonner ce texte que je me battrais. L’informatique, c’est bien, mais si j’avais tout écrit à la main, cela ne me serait pas arrivé. J’utilise beaucoup le traitement de texte, quoique je préfère l’écriture calligraphique. Il me semble que je maîtrise mieux le mot quand il découle de la plume. Le correcteur d’orthographe ne chôme pas. Les mots ont une âme. Souvent chez moi, ils s’imposent d’eux-mêmes. La pensée va directement sur la feuille en passant par la main. Il m’arrive d’écrire une phrase et, doutant de l’exactitude sémantique d’un mot, je le cherche dans le dictionnaire. Très souvent, c’est le mot juste. Comment expliquer que j’en vienne à douter de mes propres connaissances? Est-ce l’abêtissement ambiant, l’arrogance des incultes, ou mon manque de confiance en moi qui font que je doute toujours et tout le temps? Un mélange savamment dosé de tout cela, sans doute.

Je n’ai toujours pas d’idées. Tant pis. J’y vais au flan. À la longue, je vais trouver un petit quelque chose à exploiter. Je parlerais bien de mon enfance, pourquoi pas. Toujours cette improvisation, ce manque total de maîtrise du sujet. Je ne sais vraiment pas où je mets les mots. Pudique, j’ai du mal à étaler ma biographie à longueur de pages. Je pourrais vous dire où je suis né et en quelle année, si j’ai des frères ou des sœurs et tout ça, mais cela ne vous regarde absolument pas. Je suis trop vieux pour ça. Est-ce que je vous en pose, des questions ? Certains écrivains se cachent derrière un personnage. J’en suis parfaitement incapable. J’ai parfois des fulgurances littéraires et je me trouve un titre. Je commence toujours par avoir un titre, ensuite je brode. En parlant de titre, je viens de changer le mien. J’ai mis Tête à claque. Tête à queue pouvait être tendancieux. Cela ne veut pas dire que je ne céderai pas volontiers à la grivoiserie. Tête à queue est peut-être plus vendeur. Quand on lit le titre, on se dit : « Ah ! Ah ! Roman féminin ou masculin ? ». Je n’ai pas encore choisi mon nom d’écrivain, mais j’ai déjà la grosse tête… à queue. J’avais pensé à Angelo GILOTINS ou Antoine GLOLIS. Ce qui aurait l’avantage de garder mes vraies initiales. Anton ELSIGINO me plaît aussi. On verra plus tard. Ma fausse modestie me pousse à utiliser un pseudonyme. J’avais pensé aussi à Tête de nœud, pas pour le pseudo, mais pour le titre. Je ne sais pas où cela m’aurait mené, vers l’écriture d’un roman sur la mer, ou historique sur Alexandre le Grand et le roi Gordias, ou alors tout à fait pornographique. Ça marche aussi. Pour ça, il faut se prémunir de mouchoirs. On risque d’avoir la larme à l’œil ou la goutte au nez. N’est pas Houellebecq qui veut.

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A propos de l'auteur : Gille Antonio

Après des études mouvementées au Lycée et en faculté de Lettres de Tours où il y a sévi un an, Gilles Antonio effectua son service militaire à la base aérienne de Châteaudun (1975). Celui-ci évacué, il prit l’avion pour Berlin (1976) où il séjourna quelques années. Afin de payer le loyer et de mettre quelque chose à bouillir, il fit maints boulots donc un emploi de caissier chez Beate Uhse, C’est pendant cette période qu’il fréquenta les peep-shows et le milieu interlope de la nuit. Après une courte période dans un de ces magasins à Sarrebruck, il fut gérant de deux débits de boissons. Ensuite ce fut le retour en France. C’est là qu’il connut sa future femme. Après des petits boulots comme intérimaire, il fut embauché dans une entreprise qui fabriquait des injecteurs pour moteurs diésel. Le temps étant venu de rejoindre le bataillon des retraités ainsi que l’ennui qui va de pair, il se mit à l’écriture (pièces de théâtre, chansons, livres). Aujourd’hui il est sous contrat avec la maison d’édition Sydney Laurent. Et vogue la galère...