Prothèses poussiéreuses – Le continent au cinéma

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Jadis sept amis, « le continent », une passion commune : le cinéma ou Septième Art. Puis de nombreuses années de séparation, suivies de retrouvailles sur « le continent » autour de ladite passion, à la fois aimant et ponctuation de leurs vies d’aventuriers, qu’ils revisitent ensemble, par le truchement de thèmes comme, par exemple, la cinéphilie (amour du cinéma), la couleur, les réalisateurs iconiques, l’identité culturelle et l’écriture. Ainsi des mémoires sont arpentées, temps et espace transcendés afin de dérouler et restaurer des tranches de vie, tel un archiviste du celluloïd endommagé, mais également pour rendre un hommage jovial à la magie du Septième Art. Résultat ? un récit coloré, tour à tour provocateur, hyperbolique, humble et sans prétention, qui fuse aisément escapades infantiles, extases, coups de gueule ou philosophie avec sublime et ridicule, le tout étant sous-tendu par un profond sens collectif de l’Histoire. « Normal ! », dirait Guchi, l’hôte, fouilleur d’archives, compilateur et auteur-passeur dudit récit qu’il fait déborder par endroits du domaine du cinéma tel un fleuve qui sort de son lit.

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Description

EXTRAITS DU  LIVRE

« Aujourd’hui, disais-je, je reçois six potes, six lascars, à qui j’avais dit séparément, lors de visites respectives qu’ils m’ont rendu, que le jour où l’on se reverrait tous ensemble pour la première fois, après nos décades de vadrouille dans le monde, nous parlerions ‘cinéma’. Nous avions tous les sept gardé des liens solides avec le Septième Art, tels les cinéphiles et critiques que nous avons toujours cru être – même du haut de nos 1,50m – mais aussi comme les professionnels de l’image que nous sommes devenus depuis, ça et là. Donc, me voilà excité par l’idée de les revoir dans trois heures au plus, car ces lascars-là savent discuter. Et ils dégoiseront aussi longtemps que quiconque les aura bien motivés – par exemple, en leur ayant demandé au préalable ce qu’ils désirent manger et boire (de vrais goinfres !). »

 

« Vous aurez certainement compris que je parle de dépassement ici, dépassement de soi mais également de l’Autre, c’est-à-dire de l’outsider, de l’étranger. ‘Dépassement’ ne signifie pas ‘simplification réductrice’ imbécile, à moins que l’on soit distrait, or nous, ressortissants de ce continent n’avons jamais vraiment pu nous offrir le luxe d’être distraits, ni celui de ne voir dans ce cinéma d’outsider que du racisme ou d’être aveuglé par un tel obscurantisme. Le pire ? se positionner comme défenseur du continent parce que l’on est incapable de mesurer la dynamique, l’abîme d’éloge de vide dans lequel on s’installe, encore moins de comprendre comment cette distraction devient notre occupation à temps plein, distraction qui aura détourné notre attention de l’essentiel afin que nous restions, eh bien, distraits quoi ! Vous me suivez, les gars ? »

 

« les salles de ciné nous faisaient rêver, partout où nous vivions, de jour comme de nuit : impossible, mais vraiment impossible, de leur résister. Déjà l’animation diurne devant ces salles-là était quasi-permanente, du fait de vendeurs à la sauvette et d’étals de toutes sortes : brochettes de viande grillée à la sauce d’oignons sur-huileuse dans du pain élastique (c’est-à-dire, datant de la veille ou du petit matin, vendu trop longtemps après sa sortie du four), pain légèrement réchauffé à proximité des braises d’un fourneau malgache ; arachides grillées (avec ou sans coque) dans un wok de sable de plage chaud ; maïs grillé directement sur braises ; fruits ; et radigalaas (glaces) aux saveurs locales comme buy (pain de singe), bisaap (hibiscus), jinjèer (gingembre), ou encore au sirop Vimto importé du pays voisin, celui des mbokaa nakam ? »

 

« noir épouse le temps, tel que défini par la sagesse ancienne de notre continent, c’est-à-dire le temps du conte, de l’histoire bien racontée, le temps par lequel et au travers duquel s’opèrent des traversées multiples (littérales et métaphoriques) entre les mondes. Ainsi, noir est à la fois méthode et méthodologie d’une structure hétérogène, dont les composants négocient et lient ces mondes sans pour autant craindre le choc entre images et sons ou la discontinuité temporelle. Pour reconstruire et pouvoir s’épanouir ne faut-il pas d’abord casser stratégiquement, si nécessaire, et interrompre et dompter ? »

 

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A propos de l'auteur : Saer Maty BA

Saër Maty Ba, Docteur en Études Cinématographiques, s’est fait connaitre en tant qu’auteur-éditeur de non-fiction, notamment avec De-Westernizing Film Studies (2012). Il a enseigné le Cinéma, la Littérature, la Théorie Culturelle et la Culture Visuelle plus d’une quinzaine d’années au Royaume Uni, notamment à l’Université de St Andrews (Écosse), à l’Université d’Exeter (Angleterre), à l’Université de Bangor (Pays de Galles), et à Somerset College of Art and Technology (Angleterre). Il est enthousiaste des cultures littéraires et visuelles du monde noir, ainsi que de philosophie, de voyages et d’arts martiaux. Il fait son entrée en littérature avec Prothèses poussiéreuses.