Nos paysans – Dernier rempart contre la désertification et la malbouffe !

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L’agriculture a réalisé une mutation sans précédent qui a changé radicalement le métier, modifié profondément nos campagnes entraînant de graves répercussions sur la vie rurale. A côté d’incontestables réussites, le bilan révèle des échecs sévères. Aujourd’hui, la crise agricole met au grand jour toutes les contradictions d’une activité moderne. Alors que les agriculteurs s’efforcent de tenir compte des évolutions sociétales, l’incompréhension entre le monde agricole et nos concitoyens n’a jamais été aussi grande. Le plus déconcertant encore, est que malgré un soutien public important, des agriculteurs n’arrivent plus à vivre de leur activité et se demandent si leur métier a encore un sens !

L’auteur se penche sur le sort des hommes et des femmes qui pratiquent et vivent de l’agriculture pour essayer de comprendre leurs préoccupations, et surtout leur combat. Ce livre met en exergue les initiatives et les réalisations de gens qui innovent en cherchant par eux-mêmes, avec force, courage et volonté, les moyens de s’en sortir. Au-delà des statistiques, l’agriculture n’est-elle pas d’abord une histoire humaine ?

Ce livre veut aussi faire comprendre que derrière les options de politique agricole, se profile un vrai choix sur le type de société que nous aurons demain. Cette question nous concerne tous : citoyens et consommateurs !

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Description

Percevoir des aides directes plutôt que des prix en rapport avec leur coût de production, n’a jamais fait partie de la culture de la profession. Le système a quelque chose de provocant, de dévalorisant pour eux, habitués à subir les risques de leur métier (p. 146)

Avec des modes de production alternatifs, associés à une plus grande diversification des activités, l’arrivée des nouvelles générations, si elle contribue à renouveler la conception du métier, sera-t-elle suffisante pour assurer la relève du monde agricole ? (p. 204)

Pour autant, la vente directe et les circuits courts ne remplaceront jamais la grande distribution surtout que les achats de produits porteurs de signes de qualité, sont très corrélés au niveau de revenu. Or, les personnes à faibles revenus restent contraintes dans leurs choix en matière de dépenses alimentaires. (p. 260)

En définitive, la refonte de l’offre alimentaire engage producteurs, industriels et distributeurs. Elle dépend aussi très largement des consommateurs. Répondre aux nouvelles exigences des clients et en même temps, offrir des prix garantis à la hauteur des coûts de production est un exercice subtil qui, pour réussir, doit emporter l’adhésion de l’ensemble de la société. (p. 283)

Alors, opposer les agricultures, l’agriculture conventionnelle, bio ou paysanne, petites et grandes exploitations, n’est pas très productif. Ce débat empêche surtout d’avoir une stratégie claire, offrant des réelles opportunités à l’agriculture française. (p. 316)

Qu’ils se qualifient de paysans ou d’agriculteurs, ils sont tous, à leur façon des entrepreneurs qui s’engagent sur l’avenir, en investissant de leur temps et de l’argent, pour vivre de leur travail, faire vivre leur territoire et répondre au mieux aux attentes de la société. (p. 323)

L’avenir du monde agricole pose très fondamentalement une autre question : celle de l’occupation du territoire. Va-t-on, par exemple, laisser le pays aller vers une agriculture de plus en plus industrielle au risque de livrer à l’abandon certaines contrées, avec seulement quelques centaines d’exploitations ou de fermes-usines par département, avant qu’elles ne deviennent des déserts ? (p. 333)

 

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A propos de l'auteur : Louis Goupilleau

Après avoir débuté en qualité d’aide familial sur la ferme de ses parents, Louis Goupilleau a consacré toute sa carrière au service de l’agriculture. Diplômé de l’Institut des Hautes Etudes de Droit Rural et d’Economie Agricole, il s’est orienté vers l’organisation professionnelle agricole. Il a d’abord exercé en qualité de juriste d’une fédération nationale de producteurs, avant de poursuivre au sein des Chambres d’Agriculture où il a gravi tous les échelons, et a été en responsabilité dans différents secteurs pour ensuite accéder au poste de Directeur Général du siège parisien. Du statut de témoin privilégié de la grande période de transformation de l’agriculture, il est passé à celui de médiateur institutionnel, en occupant durant sept années la fonction de Médiateur national auprès de la Mutualité Sociale Agricole. Aujourd’hui retraité, il connaît bien le monde agricole avec lequel il conserve une certaine proximité.