Mon p’tit quit’ta mère – Tome 2 – Dans le monde

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La vie d’adulte d’Henri reste à écrire dans cette deuxième partie. Une vie qui ne commence vraiment qu’après une longue adolescence se prolongeant un peu comme un été indien. Un temps mûri de réflexions, de frustrations, de révoltes, et au bout, une dépression d’amour. À défaut de le terrasser, elle le marque profondément et le fait se relever pour devenir cet homme apaisé qui se confie quarante ans plus tard.

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Description

EXTRAITS INTEGRAUX CHOISIS

L’école, dotée par ailleurs d’un pensionnat, dès l’origine, a été voulue pour accueillir essentiellement les jeunes filles des Gros blancs et autres familles bourgeoises ou aisées de la colonie. En cette rentrée scolaire de septembre 1967, l’établissement n’a rien perdu encore de son élitisme bourgeois, même s’il a commencé, timidement, deux ans plus tôt à recevoir quelques garçons de milieu modeste en classes de lycée.

 

Avec lui, Henri découvre la « raison pure » de Kant et son esprit critique, ainsi que la dialectique marxiste. Tout laisse à penser que l’homme a vécu pleinement les événements de Mai 68. Cela se ressent et transpire de sa grande carcasse de Zoreil blond. Il n’a rien du prof conventionnel. Il ose même venir en savates deux doigts, ce qui fait un peu désordre dans l’établissement.

Quand Henri vient alors chez sa matante, c’est toujours à l’arrière du deux-roues que Marc le balade un peu partout sur les routes, dans le sud de l’île. Malgré l’insistance de son cousin, Henri refuse obstinément de se mettre au guidon pour apprendre à faire de la moto. Il n’est pas rare de la voir garée sous les filaos de la plate-forme surplombant le gouffre à L’Étang-Salé.

Les événements s’arrêtent aussi. Trois jours plus tard, tout redevient comme avant. Henri rouvrira son journal pour une toute dernière fois deux ans plus tard. Pour l’heure, ce jeudi 22 avril 1971, tôt le matin, lui et les autres de la classe 06-70, en habits civils, sont dans un avion militaire, direction Ivato. De là, avec les autres de l’armée de l’air, c’est le vol régulier d’Air France qui les ramène au pays. Henri retrouve alors les trois qui restent de sa famille, ruelle Camp Calixte, à Saint-Denis, bien décidé à ne plus vivre aux crochets de personne.

 

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Il est né et a toujours vécu à l'île de La Réunion.
Le titre de l'ouvrage est trompeur. Ce n'est pas un récit en langue créole, mais plutôt d'homme créole. Et l'auteur, l'insulaire qu'il est, sait de quoi, de qui il parle.
Pourtant, à l'instar du franco-mauricien Jean-Marie Gustave Le Clézio (prix Nobel de littérature en 2008), s’il peut lui aussi clamer : « Le français est ma patrie », sa langue créole qui lui colle à la peau n'est jamais très loin. Non pas antagoniste, mais complémentaire et comme un clin d'œil à la langue de Molière.
En acceptant la main tendue de « Mon p'tit quit' ta mère ! », c’est l’assurance d'un voyage en terre créole, avec l'esprit créole. Un voyage intérieur, aussi, dans l'intimité d'une vie dévoilée en toute sincérité.

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A propos de l'auteur : Roger Payet

L’auteur est à la retraite quand il termine ce récit en avril 2016. Il a alors 67 ans. Ancien fonctionnaire dans cette administration devenue depuis « Les Finances Publiques », il a également exercé quinze ans en collectivités locales. Il est né et a toujours vécu à l'île de La Réunion. Le titre de l'ouvrage est trompeur. Ce n'est pas un récit en langue créole, mais plutôt d'homme créole. Et l'auteur, l'insulaire qu'il est, sait de quoi, de qui il parle. Pourtant, à l'instar du franco-mauricien Jean-Marie Gustave Le Clézio (prix Nobel de littérature en 2008), s’il peut lui aussi clamer : « Le français est ma patrie », sa langue créole qui lui colle à la peau n'est jamais très loin. Non pas antagoniste, mais complémentaire et comme un clin d'œil à la langue de Molière. En acceptant la main tendue de « Mon p'tit quit' ta mère ! », c’est l’assurance d'un voyage en terre créole, avec l'esprit créole. Un voyage intérieur, aussi, dans l'intimité d'une vie dévoilée en toute sincérité.