M, l’aube de la vie

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Est-il possible de donner force de vie à une histoire qui n’est qu’une fiction ? …

E, le personnage principal, est au premier jour d’une nouvelle vie. Il se demande comment mettre à profit le temps qui s’offre désormais à lui, lorsqu’il croise fortuitement M, un amour déçu, perdu de vue dix ans plus tôt. Le hasard de la rencontre incite E à écrire un livre à partir de cet amour qui n’a jamais commencé, et que doit justement alimenter le huis-clos qui va l’opposer à M. En effet, E est convaincu que leur amour a été contrarié, en raison d’un terrible secret détenu par M. E obtiendra-t-il des aveux de la part d’une M, tellement secrète ?

Une intrigue psychologique rondement menée sur fond d’histoire sentimentale qui met aux prises un homme et une femme dans un huis-clos susceptible de déraper à tout moment en règlement de compte. Ce dernier aura-t-il lieu ? Ici, à l’appui de métaphores particulièrement saisissantes, l’auteur met à nu le drame des âmes confrontées à leurs contradictions et à l’intimité de leurs secrets à livrer. L’auteur pose enfin une question relative au fait d’écrire. Il aborde d’ailleurs cette interrogation sous un angle original, qui reste à découvrir au travers de cette intrigue.

Blog de l’auteur : https://edescorrailleauteu.wixsite.com/website

 

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Description

EXTRAITS/

J’en suis là de mes réflexions, lorsque mon regard est curieusement attiré par une silhouette aux contours encore flous qui, le long du trottoir qui longe le café, à la parallèle du carrefour que j’observais précédemment, s’avance vers moi sans le savoir. La silhouette s’affirme et s’affine. Je ne sais pourquoi mes yeux se sont fixés sur cet anonymat en mouvement, mais une prémonition m’a envahi et me dicte impérieusement de poursuivre mon observation. La silhouette devient personne, puis femme, puis brune.

« Sans le vouloir, M vient de m’apporter ma première composition de vie. Je vais écrire cette histoire vieille de dix ans, notre histoire non vécue ».

Le verbe écrire devrait donc progressivement disparaître de la mémoire des hommes et des dictionnaires, eux-mêmes numérisés, à cause de son déficit d’usage, comme on licencierait par répudiation forcée des salariés en raison d’une délocalisation massive. L’écrit est désormais définitivement domicilié dans les territoires de la touche et du pavé aux bonnes mines de plastique. Et si, par accident, on se retrouve aux prises avec un stylo, le verbe très commun qui convient se nomme : rédiger. Mais rédiger, cela sent le billet court et chiffonné, le va-vite brouillon conjugué au désordonné, le rédactionnel pauvre et minimaliste, la lettre mal formée, illisible à force d’être percluse de maltraitance, et la faute d’orthographe institutionnalisée en règle d’ordre public. Rédiger, c’est la porte ouverte à la malfaçon, aux vices cachés et à leurs litiges qui entraîneront la non-réception systématique des ouvrages issus de son mauvais travail. Rédiger est l’opprobre, car il est d’essence, la contrefaçon sans frontière et mondialisée de l’écrit. Quelle interprétation donner à un texte décomposé d’avance en raison de la composition frelatée par cet escroc de « Rédiger » ?

Mais déjà là, le tailleur de mots s’est métamorphosé en sculpteur, car il introduit par son action sur le mot, l’art ultime, la quintessence, la pierre philosophale du mot : sa poésie.

Si la vie professionnelle se veut un lieu théorique d’épanouissement, elle est d’abord un lieu pratique de dépérissement. Le travail en soi ne tue pas, mais c’est ce qu’en font les hommes qui le rend progressivement assassin.

« Ainsi, une fois la fonction remplie, la femme émascule involontairement l’homme par le refus de l’amour gratuit, ce bonheur en principe partagé et qui est le seul indice de la survivance de l’Eden perdu »

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A propos de l'auteur : Emmanuel de Scorraille

Emmanuel de Scorraille, vit, travaille et écrit, près de Versailles. Il est diplômé d’un troisième cycle d’école de commerce (ESLSCA), après avoir été diplômé en droit (Université Paris II). En 2016, il obtient une licence en histoire culturelle (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines). L’auteur est passionné d’histoire, de culture et de littérature. Avec M, l’aube de la vie, Emmanuel de Scorraille signe ici son premier roman, écrit avec beaucoup d’authenticité.