L’ordre des forêts

10.90 19.90 

Un homme découvre un livre qui lui était destiné par un vieillard qu’il a aimé dans son enfance, un homme des bois qui connaissait l’ordre des choses dans la forêt boréale.
L’homme des villes ressent donc le besoin de partir seul dans la nature pour en faire la lecture. Aussitôt, il se trouve plongé à la fois dans un récit haletant et dans les souvenirs riches de son passé en deux temps : celui de son enfance, et celui d’un drame récent qui a transformé sa vie. Les aventures des loups décrits dans le livre se font l’écho de ses combats, de ses craintes, de ses cauchemars et de son désir de relancer sa vie. L’ordre des forêts y est perturbé, tout comme la vie du narrateur.
« L’ordre des forêts » est un roman nordique : on y retrouve tantôt sous forme de conte, tantôt en mode épique haletant, le côté sombre et cruel des grands espaces sauvages, les cauchemars et les rêves des nuits boréales, mais également la lumière et l’espoir d’un renouveau.
L’auteur a écrit une première version de ce récit alors qu’il venait d’avoir dix-huit ans, appuyé par une documentation exhaustive de la vie en forêt. Il l’a abandonné dans une boîte pour en reprendre l’écriture trente-six ans plus tard, mû par l’impulsion de quelques amis. C’est donc entre la fougue de l’adolescence, la nostalgie de l’innocence enfantine et la maturité de l’adulte que navigue le lecteur tout au long de ce roman.

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Description

« C’est un amusant spectacle qui s’offrait à qui eut pu les contempler dans la Forêt Perdue. Ils étaient si joueurs. Il faudrait les voir après la chasse se ruer les uns sur les autres pour frotter leurs museaux, se donner de vigoureux coups de langue, exprimer ainsi la joie de se retrouver, puis s’emparer d’un bâton, courir, jouer à se l’arracher, le reprendre, le laisser aller, se tapir, grogner un peu, se sauter l’un sur l’autre. À ce moment-là, ils ignoraient tout du drame de leurs cousins, la meute de Kornu, qui avait été décimée de l’autre côté de la forêt. »

(p. 36 ligne 1 à 10

« Je veux rentrer le plus tard possible dans la tente, pour profiter pleinement de la douceur de cette nuit d’été, privilège trop rare sous cette latitude pour m’en priver d’un seul moment. Je veux profiter de ce qu’il y a de beau dans cette soirée, humer la fraîcheur vespérale, éponger un peu grâce à elle l’âcreté des mauvais souvenirs dans lesquels mon esprit patauge. »

(p. 41, lignes 11 à 17)

« La louve expirait nerveusement, sans savoir que le louvetier épaulait son arme et l’enlignait.

Le tireur, contrairement au pilote, avait appris depuis longtemps à savourer ces moments où, arme en main, il avait pouvoir de vie et de mort. La griserie atteignait son apogée au moment d’appuyer sur la détente. Tous les muscles de son corps, toute sa concentration et toute sa volonté étaient requis pour ce geste. Il n’en attendait rien de moins que la mort violente, instantanée, de son vis-à-vis. Ce n’était pas un sadique ni même un homme particulièrement cruel. C’était un prédateur. »

(P. 117, ligne 24 à p. 118, ligne 9)

« Je cherche le réconfort que Bonhomme m’apportait, alors que j’étais un petit garçon dans un monde plus simple. J’étais faible, mais entouré et protégé. À ce qu’il me semblait, la forêt et ses mystères pouvaient s’apprivoiser à travers le regard d’un vieil homme complaisant pour mes gamineries. Mais voilà : j’ai la nostalgie inconsolable de cette époque. »

(p. 170, lignes 15 à 21)

« Se lever au petit matin pour voir la brume, faire découvrir au regard juvénile de mon enfant les splendeurs méconnues des bois, partir dans une embarcation trouver les meilleures fosses où taquiner le poisson, faire bien plus que le taquiner et ramener de belles prises, revenir faire la sieste. Je n’ai plus jamais aussi bien dormi que lorsque je me suis assoupi sur un divan dans ce camp de pêche. Repartir en fin d’après-midi, trouver de nouveaux endroits, dépêtrer les hameçons coincés dans les souches ou entre les pierres, sortir d’autres truites, en gracier certaines, manger quelques noix en regardant un huard s’élever des eaux. Tout cela participe d’un rituel magique que j’aimais partager avec elle. »

(p. 198 ligne 23 à p. 199, ligne 9)

Informations complémentaires

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A propos de l'auteur : Stéphane Parent

Né en banlieue de Québec près d’un village amérindien, l’auteur a gardé de sa jeunesse le goût de liberté et d’évasion dans le monde sauvage. Plus tard, après des études en théâtre et en arts, il a d’abord vécu comme comédien puis comme directeur de troupe de théâtre pour laquelle il a composé plusieurs dizaines de scénarios et canevas théâtraux. Il travaille à cette époque principalement au Canada, mais aussi aux États-Unis et en Europe. Devenu directeur d’un important festival historique en 2010, il s’y consacre corps et âme pendant six ans pour ensuite cofonder une nouvelle entreprise qui a pour mission de raconter des histoires au moyen de technologies modernes. Il redécouvre alors le plaisir de créer et c’est ce qui l’a incité à écrire la version finale de ce roman puis d’initier la création d’autres œuvres.