L’étoile polaire

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Les conjugaisons ont été accomplies, les temps concordés, parole d’Ernestine. Je me suis bricolé un enfant, Bilibris, et une fin romanesque. Je suis apaisée, j’ai le visible companère et le translucide bicause.
J’ai trouvé ma façon de rêver. Le temps a passé s’est ainsi imposé aux personnages des deux livres ( Bicause et Companère ) et de tous les romans nés de ces deux-là. Pas par force, imposé avec tendresse, avec ténacité, par la grâce des regards clairs des liseuses et des liseurs, malins comme des renards. Je viens cette fois en finir avec le début de cette histoire.
Je suis venue remettre de l’ordre dans la logique de la fin. Je me suis donnée trop de mal à écrire, pardon, à faire mon petit Bilibris, je ne laisserai pas une femme archaïque le lire à sa manière. Je ne puis non plus tolérer de la part de ce fils qu’il me dérobe mes fantasmes, mis à l’abri dans mon écriture. Monêta n’a aucun droit d’être là où elle se trouve, de nous deux, elle est la moins digne d’être sous le fils tant désiré…
Quittez les émotions de mon enfant !
Quant à toi Bilibris, tu n’existes pas vraiment, juste dans les deux livresques personnages, des vieux mythes charpentiers de nos rêves… Tu as dit: « … seule la mort peut nous séparer… »
‑ Que fais-tu avec ces deux revolvers ? Que fais-tu avec ce flacon ?
– As-tu entendu la musique du silence après les détonations ? Lève-toi mon fils et va dans les humanités aimer les femmes, loin de la concupiscence des héroïnes mariales de l’amour. Je vais aller taire mes bavardages en nageant la fin du roman aux romans. Va, beau personnage titiller les liseuses, agiter tes désirs. Va, il y a quelque part une Delphine toute neuve, qui ne regrette pas encore de t’avoir rencontré. Une Delphine, qui comme toi, n’attend rien de toi ni d’elle, dans les vieux romans d’amour !
Laissons nos traces sur le sable noir… la prochaine marée les effacera.

(…)

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Sa stature imposante, son élégance et son raffinement naturel, son regard clair et percutant, ne peuvent qu’appartenir au gentleman qui se trouve devant moi.

Tour à tour proche ou distant, observateur ou provocateur, séduisant ou déconcertant, posant des énigmes ou s’imprégnant de l’air du temps pour y puiser les fragrances de cette société qui l’entoure, Mandin l’insaisissable n’appartient qu’à lui-même. Ainsi, je découvre l’homme à l’image du Poète qui m’était devenu familier pour l’avoir tant lu et relu.   Le Poète laisse aujourd’hui dans ma mémoire et mon être les traces indélébiles d’une prose étonnante, incontournable qui a su rencontrer mon âme : ses encres de tanin écrivent sur nos pages… L’ensemble de ses recueils est une véritable aventure poétique où «  l’écouter voir », « le faire » et ses « humeurs nodales » nous transportent dans le monde du Désir, des Destins et du sens lumineux de la mélancolie d’un jour de pleine lune.

Seul l’écrivain mettant l’âme au service du corps peut amener la femme romantique à effleurer la sensualité, la femme érotique à accéder au rêve.
Mandin, vos poèmes dédiés à la femme, sont à la frontière de ces deux mondes passant subtilement de l’un à l’autre et vous plongez son cœur dans le désir en mettant son esprit en désordre.

« En connaisseuse, tu pénètres avec effraction dans mon émoi. Installée au bar des idées saugrenues, tu déposes sur ma main un baiser floral, dans mes yeux, une aurore boréale. » 

 Elisabeth Chaizemartin-Chabrerie.
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A propos de l'auteur : Mandin

MANDIN est un authentique parisien. C’est au Select que je le rencontre après avoir découvert plusieurs recueils de ses poèmes. Sa stature imposante, son élégance et son raffinement naturel, son regard clair et percutant, ne peuvent qu’appartenir au gentleman qui se trouve devant moi. Tour à tour proche ou distant, observateur ou provocateur, séduisant ou déconcertant, posant des énigmes ou s’imprégnant de l’air du temps pour y puiser les fragrances de cette société qui l’entoure, Mandin l’insaisissable n’appartient qu’à lui-même. Ainsi, je découvre l’homme à l’image du Poète qui m’était devenu familier pour l’avoir tant lu et relu.   Le Poète laisse aujourd’hui dans ma mémoire et mon être les traces indélébiles d’une prose étonnante, incontournable qui a su rencontrer mon âme : ses encres de tanin écrivent sur nos pages… L’ensemble de ses recueils est une véritable aventure poétique où «  l’écouter voir », « le faire » et ses « humeurs nodales » nous transportent dans le monde du Désir, des Destins et du sens lumineux de la mélancolie d’un jour de pleine lune. Seul l’écrivain mettant l’âme au service du corps peut amener la femme romantique à effleurer la sensualité, la femme érotique à accéder au rêve. Mandin, vos poèmes dédiés à la femme, sont à la frontière de ces deux mondes passant subtilement de l’un à l’autre et vous plongez son cœur dans le désir en mettant son esprit en désordre. « En connaisseuse, tu pénètres avec effraction dans mon émoi. Installée au bar des idées saugrenues, tu déposes sur ma main un baiser floral, dans mes yeux, une aurore boréale. »  Elisabeth Chaizemartin-Chabrerie.