Le sublime des comètes – Manifeste de l’individualisme

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On dit notre époque individualiste. Mais rien n’est plus faux ! Dame ! Que les processions ne cessent inlassablement de battre le pavé de l’Histoire sur lequel marchent les civilisations humaines.

En effet, comme chantait Brassens : « Dieu ! Que de processions, de monômes, de groupes/Que de rassemblements, de cortèges divers/Que de ligu’s, que de cliqu’s, que de meut’s, que de troupes !/Pour un tel rassemblement il faudrait un Prévert. »

La comète, conformément à sa symbolique quasi-universelle, viendra signifier la rébellion contre l’ordre du cosmos sociétal essentiellement communautaire. De tous âges, le phénomène astral erratique cométaire fut envisagé tel un présage de malheurs par les différentes civilisations. Dans l’horlogerie cosmique offrant à l’Homme la sécurité de la stagnation éternisante, l’étoile filante détone par son impétuosité, son mouvement éphémérisant. Elle représente ainsi parfaitement l’individualisme acceptant la fugacité de son existence individuelle inscrite entre deux néants, authentique existentialisme athée en regard de la religion communiste lorgnant sur l’éternité du temps de la Communauté.

En quoi l’histoire des différentes cultures humaines se succédant reste la démonstration de la permanence du sentiment communiste religieux ? En somme, pourquoi les humains se conduisent comme ils se conduisent depuis la nuit des temps ? Voilà l’interrogation qui constituera le fil conducteur de cet ouvrage que je pose en authentique manifeste individualiste, et à laquelle j’essaierai d’apporter des éclaircissements en suivant les traces de sublimes comètes philosophiques qui ont proposé, et proposent encore, des alternatives existentielles individualistes face aux troupeaux des communautés grégaires aspirant, sous la férule du sentiment religieux, cet instinct de conservation et de volonté de puissance de l’espèce à échelle humaine, à se sauver de la vie, à anéantir celle-ci pour triompher de la mort.

Le sublime de ces comètes, le sublime du tragique, demeure la seule consolation que peut espérer l’individualiste dans son combat pour l’honneur… Mais quelle consolation !

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Description

EXTRAITS

« La comète, conformément à sa symbolique quasi-universelle, viendra signifier la rébellion contre l’ordre du cosmos sociétal essentiellement communautaire. De tous âges, le phénomène astral erratique cométaire fut envisagé tel un présage de malheurs par les différentes civilisations. Dans l’horlogerie cosmique offrant à l’Homme la sécurité de la stagnation éternisante, l’étoile filante détone par son impétuosité, son mouvement éphémérisant. Elle représente ainsi parfaitement l’individualisme acceptant la fugacité de son existence individuelle inscrite entre deux néants, authentique existentialisme athée en regard de la religion communiste lorgnant sur l’éternité du temps de la Communauté. De surcroît, ce manifeste de l’individualisme aurait ainsi pu se nommer manifeste de l’athéisme, tant le sentiment religieux se lie au sentiment grégaire, l’attrait pour le commun venant signifier cette obsession de l’immortalité par la conjuration des cycles du vivant que le temps communautaire atténue. » Page 27.

 

« Les violences de 1789 et 1968 jouèrent donc en réalité un rôle bien plus mineur que les progrès de la connaissance, ne parvenant qu’à ralentir, pour le cas de 1789 aboutissant sur la restauration, ou accélérer, dans le cas de 1968 brisant d’un coup sec et violent toutes les barrières anti-libérales, privilégiant un anarchisme négatif au détriment d’un anarchisme positif, la marche de l’Histoire, les deux s’avérant alors moins évolutions qu’exaltation de la Révolution en tant qu’idole idéologique. L’une agissant sur le principe de la transcendance échoue perpétuellement, accentuant souvent l’effet centralisateur en opposition duquel elle combat, l’autre, agit selon le principe immanent, par la voie ascendante, se développant dans les tripes, les entrailles, l’âme, la race du peuple, dont les modifications invisibles fomentent les grands changements apparents. Gustave Le Bon le constatait : « L’histoire de nos bouleversements politiques depuis un siècle suffirait à prouver, si nous l’ignorions encore, que les hommes sont gouvernés par leur mentalité beaucoup plus que les institutions qu’on prétend leur imposer. » » Page 120.

 

« Tout comme les prophètes religieux prêchaient jadis la volonté divine dictant à leurs ouailles la conduite à suivre pour obtenir la vie éternelle, les prophètes économistes prêchent aujourd’hui la volonté de l’économie libérale dictant aux masses le comportement à adopter pour gagner de l’argent. Les haruspices religieux interprétaient la volonté divine dans des entrailles de cadavres de bestiaux ou au travers de présages célestes, les haruspices capitalistes et libéraux – les traders – devinent la volonté du Marché à partir des fluctuations boursières dans leurs temples de l’économie dont Wall-Street reste le parangon. Tout n’est que soumission aux religions, divine ou économique, ou encore écologiste, et à leurs catéchismes endoctrineurs. D’un côté, Mahomet, Moïse et Jésus, de l’autre, les chefs politiques et les spécialistes de l’économie, prêchant la Bonne Parole divine ou libérale, la marche à suivre pour les citoyens afin d’obtenir, hier, la vie éternelle, aujourd’hui, la fortune. » » Page 319.

« En conclusion, les valeurs Travail, Famille, Patrie, ne périclitent pas, contrairement à ce que déplorent les conservateurs, elles se libéralisent, autrement dit, elles se préservent. Elles changent de forme selon l’évolution inévitable des mœurs, toujours parallèle à celle de la science, non moins inévitable, afin de mieux persister dans le fond. Manifestement, pour paraphraser Edmund Burke, une société sans les moyens de changer se prive des moyens de se conserver. Les plaignant de tel changement au nom de la défense des valeurs qu’ils qualifient de « traditionnelles » et réclament la restauration de leur temps glorieux sont des aveugles que la cécité face à la course de l’Histoire conditionne à agir en idiots : en s’attaquant à la modernisation de leurs idéaux chéris, ils conchient leur survivance, involontairement, ils en appellent à leur mort, puisque tel se trouve être le destin récolté de ce qui ne sait évoluer. Leurs adversaires sont quant à eux des imbéciles rivalisant dans le même aveuglement, dans une similaire contradiction, prétendant en finir avec les valeurs susnommées, alors qu’en réalité, ils les portent à leur paroxysme, à leur plus haut point d’incandescence idéologique et politique, les universalisant et étendant ainsi leur dimension fascisante et individuophobe.

Ainsi, les premiers pleurant la décadence du triptyque pétainiste, agissent en sa défaveur, les seconds, applaudissant et se gobergeant de sa prétendue chute, en assure la nouvelle forme de vie, la survie. Quelle ironie ! Dans cet affrontement de dupes, il ne se pratique que guerre des égos fascistes, chacun combattant la forme s’opposant à sa conception du fascisme, les uns et les autres empiétant sur les mêmes plates-bandes, les uns et les autres donnant raison à Gilbert Keith Chesterton : « Le monde s’est divisé entre Conservateurs et Progressistes. L’affaire des Progressistes est de continuer à commettre des erreurs. L’affaire des Conservateurs est d’éviter que les erreurs ne soient pas corrigées. » » Page 343.

 

« Loin de la perspective si enthousiasmante d’une civilisation surhumaine nietzschéenne, l’heure reste donc à la démystification. Tout au long de cet ouvrage, mon objectif profond aura été d’entreprendre un travail de généalogiste, à même de démontrer en quoi l’histoire politique et idéologique humaine ne fut, n’est, et malheureusement, ne sera certainement encore, qu’une succession de formes perpétuant un seul et même fond : un désir de déresponsabilisation dans la sécurité grégaire du commun, fuyant le réel auquel le monadisme solipsiste individuel ancre, bref, un fond dont l’essence existe en cause de ce qu’on nomme religion. » Page 464.

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A propos de l'auteur : Mathieu Granel

Mathieu Granel est né à Castres, dans le département du Tarn au sein duquel il vit toujours. Ecrivain-philosophe autodidacte, il gagne sa vie par des boulots alimentaires. Il a effectué des études dans le milieu agricole, initialement pour reprendre l’exploitation laitière familiale. Après l’obtention d’un BEPA, d’un BAC Pro CGEA et un BTS en agronomie, l’échéance de l’entrée dans la vie professionnelle approchant, il eut une prise de conscience. Se posant enfin les bonnes questions, il décide finalement de se consacrer à la seule chose qui l’intéresse réellement : la philosophie. A partir des quelques connaissances philologiques qu’il avait déjà acquises, notamment par la découverte de l’œuvre de Michel Onfray, qu’il a depuis largement étoffées, il se lance dans un projet d’écriture. La société a dit… publié en 2015, aux éditions 7 écrit fut le premier à aboutir. Suivi ensuite Morsures cyniques, Chroniques du nihilisme, Tome 1 en 2017 chez Paulo-Ramand. Pour lui, l’archétype du philosophe est Sherlock Holmes, avec son souci minutieux des faits, son goût pour la résolution des mystères et son obsession pour la vérité. Il place Diogène tel le plus honorable des philosophes et voit en l’existence de Brassens une quintessence de sa philosophie profondément libertaire et individualiste et la marche à tenir en terme d’éthique et de politique. Son tout premier maître à penser fut véritablement le Docteur House, personnage de série-télé qui rassemble les tempéraments des figures préalablement citées.