Le fils du faucon

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1838, Appalaches.

Moïra MacKenzie est une sage-femme très appréciée au sein de sa petite communauté de Cades Cove dans les Smoky Mountains. Sa grand-mère lui ayant transmis sa profonde connaissance des plantes médicinales, Moïra, à seulement vingt-deux ans, a encore tout l’avenir devant elle.

Alors que l’armée sillonne la région pour rassembler tous les Cherokees avant leur grande déportation vers l’ouest, la rencontre inattendue de Moïra avec un homme nommé Tawadi va venir bouleverser le cours de sa vie.

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Description

Page 32 ligne 22 à 31

 » La jeune femme était perdue dans ses pensées lorsque le brusque envol d’un oiseau la fit sursauter. Elle se retourna pour le suivre des yeux. Les paroles d’Andrew MacGregor lui revinrent en mémoire. Se pouvait-il que des Indiens en cavale soient recherchés par l’armée dans le coin ? La jeune femme réalisa qu’elle était seule dans l’immense forêt, et un frisson la parcourut, ne sachant pas s’il était dû à l’idée de croiser sur sa route des soldats ou bien des Cherokees. Elle scruta un instant la profondeur du sous-bois avec le sentiment d’être observée. »

 

Page 81 ligne 12 à 21

« Pourquoi avez-vous fait cela ? Pourquoi m’avoir ramené chez vous et m’avoir soigné ? Vous n’y étiez pas obligée et vous avez couru de gros risques. »

Malgré la semi-pénombre qui régnait dans la pièce, Moïra eut du mal à soutenir son regard et baissa la tête, troublée par l’intensité de ses yeux marron foncé qui la dévisageaient. Elle ne put s’empêcher cependant de le regarder à nouveau dans les yeux et de se perdre dans leur profondeur.

« Je n’allais pas vous laisser agoniser dans cette forêt. C’est aussi simple que ça », lui répondit-elle dans un sourire.

 

Page 95 ligne 14 et 16

« Je suis né sur ces terres, Moïra. Elles appartiennent à mon peuple depuis toujours. Ce sont des terres sacrées pour nous. Et pourtant, ils nous en chassent sans scrupules.»

 

Page 115 ligne 15 à 26

 » L’épais sous-bois la protégeait avec son feuillage abondant et les oiseaux célébraient un peu partout l’été avec leurs pépiements. Le soleil jouait à cache-cache avec les feuilles des hautes branches, qui formaient comme une voûte au-dessus d’elle, et dessinait des ombres dansantes sur le sol. Sa chère forêt l’enveloppait de sa présence rassurante, et cette douce musique avait à chaque fois le don d’apaiser ses craintes.

Elle détacha ses cheveux et ferma les yeux un instant en respirant profondément pour goûter à la sérénité des lieux. À l’approche de la clairière, elle eut soudain envie d’accélérer le rythme et elle lança Tonnerre au galop. Son cheval ne se fit pas prier et s’élança sur le sentier, heureux de se dégourdir les jambes.  »

 

Page 150 ligne 433 à 37 et page 151 ligne 1 à 9

 » Le cœur de la jeune femme fit un bond en entendant Andrew la nommer devant les soldats. Elle s’obligea à ne rien laisser paraître sur son visage et s’approcha en tendant la main vers les deux hommes. Le plus grand des deux semblait être plus gradé que son compagnon, un officier peut-être. Son regard perçant, d’un bleu presque translucide, cherchait à la sonder pour la percer à jour, mais fort heureusement pour Moïra les manches longues de son chemisier masquaient la chair de poule qui l’avait saisie depuis leur entrée dans la boutique, et l’homme ne remarqua rien de son malaise.

« Moïra MacKenzie. Je suis sage-femme dans ce village, se présenta-t-elle de l’air le plus assuré qu’elle put.

— Sergent Monroe et caporal Perkins, Madame. »

 

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«  En ton absence, tout paraît bien silencieux et vide. Rien que l’idée de te savoir loin de moi est insupportable. Je me rends compte que ta présence m’est devenue aussi vitale que le besoin de respirer et je n’aurais jamais cru qu’une chose pareille puisse être possible. »

 

 

 

Extraits (suite)

 

Page 164 ligne 24 à 29

 » Je crois que tu réussis à faire disparaître la frustration et l’impatience qui me rongent. Ton amour pour moi est tellement dépourvu de jugement, tellement inconditionnel, que la colère que j’éprouvais contre moi-même s’est dissoute. Je ne sais comment l’expliquer, mais en m’aimant comme tu le fais, tu fais de moi quelqu’un de meilleur. »

 

Page 207 ligne 1 à 9

 » L’eau claire de la rivière, sans cesse en mouvement, faisait miroiter dans chacun de ses clapotis le pâle clair de lune en autant de scintillements, et rendait l’atmosphère du lieu mystérieuse. Malgré le bruit du torrent qui couvrait en grande partie la voix de Tawadi, Moïra put l’entendre depuis le bord prononcer quelques mots en cherokee. Puis il s’immergea entièrement dans l’eau, sept fois remarqua-t-elle. Assistant pour la première fois à un tel spectacle, teinté de magie et d’inconnu, Moïra fut subjuguée par la beauté qui s’en dégageait.  »

 

Page 208 ligne 20 à 24

 » Tandis que les montagnes alentour étaient plongées dans l’obscurité, elle réalisa que, chaque nuit, le temps leur accordait un répit en suspendant sa course quelques heures. Dorénavant, cette période deviendrait leur alliée contre le monde extérieur.  »

 

Page 241 ligne 16 à 19

 » Ils restèrent ainsi enlacés quelques instants, sans prononcer d’autres mots, pris tous deux dans l’émotion de se retrouver précisément à cet endroit, si lourd de sens dans la tournure qu’avaient pris les événements. »

 

Page 248 ligne 13 à 20

«  La lumière du soleil traverse soudain les fines gouttes en suspension dans l’air au-dessus de la chute d’eau et un magnifique arc-en-ciel pare le lieu de ses couleurs. Le spectacle est magnifique et rend l’endroit encore plus sacré qu’il ne l’est déjà. Le cœur en joie, je reprends de l’altitude pour jouer encore un moment avec l’air chaud des cieux. Les montagnes bleutées m’ont l’air paisibles, mais pourquoi ai-je l’impression que cela ne va pas durer ?  »

 

Page 252 ligne 35 à 37

 » Nos cœurs battent encore la chamade, et leurs battements sont tel le son des tambours, résonnant à l’unisson avec la pulsation du monde. »

 

Page 320 ligne 2 à 12

« Mes yeux se posent sur les sommets bleutés de ma terre ancestrale et mon cœur saigne pour mon peuple. L’homme blanc, sur son passage, a infligé une blessure si profonde qu’elle ne cicatrisera pas de sitôt. Bien après nous, nos montagnes garderont en mémoire toute cette souffrance. Elles restitueront la plainte de notre peuple. Celui qui saura écouter entendra leur témoignage et saura. Il saura ce que le peuple cherokee a dû endurer. Les Blancs nous ont tout pris, nos terres, nos familles, nos enfants, nos vies, mais ils ne réussiront jamais à prendre nos âmes, car elles erreront dans ces montagnes tant que cet immense préjudice ne sera pas guéri. »

 

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A propos de l'auteur : Lydie V.Martin

Diplômée en Sciences de la Vie et mère de trois enfants, Lydie V. Martin a toujours conservé le goût d’écrire depuis l’enfance. Ses nombreux centres d’intérêt ont tout d’abord trouvé écho dans le milieu associatif, où elle s’est beaucoup investie. Formée pour le soutien à l’allaitement maternel, elle a pu aider de nombreuses mères à traverser cette période postnatale, en leur apportant écoute et soutien. Puis, dans un domaine tout autre, son amour du cinéma Bollywood lui a permis de combiner son goût pour les langues étrangères et son envie d’écrire au travers de la traduction de nombreux articles sur le sujet, et d’assister à plusieurs conférences de presse à l’étranger. Elle puise son inspiration au gré de ses voyages et dans la beauté inépuisable du monde. Tombée sous le charme du parc national des Great Smoky Mountains lors d’un voyage aux États-Unis, et touchée depuis toujours par la culture amérindienne, ce cadre s’est tout naturellement imposé à elle pour son premier roman, Le Fils du faucon.