L’Âge des Ténèbres – L’empire du marxisme culturel

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L’Âge des Ténèbres n’est pas que le titre d’un film de Denys Arcand. C’est une réalité métaphysique bien plus prégnante qu’on ne saurait l’imaginer.

Le siècle des Lumières, le XVIIIe, fut le point départ de l’Âge Moderne. La modernité a toujours cours et se remarque aujourd’hui par l’apparition de nouveaux phénomènes sociaux, dont celui de la condamnation de toute appropriation culturelle par la majorité de ce qui n’appartiendrait en propre qu’aux minorités. Nous assistons aujourd’hui à la tyrannie des minorités. C’est ce qui marque l’avènement du Marxisme culturel. L’auteur repère chez un néo-marxisant, Herbert Marcuse, les fondements du marxisme culturel déterminant la pensée de l’extrême-gauche en Occident. Le combat de celle-ci ne vise rien de moins que l’élimination de la civilisation occidentale, blanche, religieuse (chrétienne), morale, philosophique, capitaliste, etc. Toute cette culture est critiquée, condamnée et rejetée par l’extrême-gauche.

En particulier, l’éducation passe par la moulinette du marxisme culturel qui conteste et condamne l’éducation traditionnelle conservatrice, conçue comme conservation et apprentissage des acquis du passé. On assiste en effet à une sorte de constructivisme en éducation où les personnes deviennent leur propre maître. Le fameux Rapport Parent, la bible de l’éducation au Québec, a lancé ce constructivisme sous la poussée du progressisme en politique lors de la Révolution tranquille.

Jean Laberge montre que le progressisme politique n’est qu’une forme atténuée du marxisme culturel. L’auteur plaide pour une conception conservatrice en politique et en éducation.

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Description

Il y a appropriation culturelle, donc, lorsqu’une puissance dominante au plan politique s’approprie les biens culturels d’un groupe ou d’une ethnie dominée. Si cette relation de dominant-dominé n’existe pas, alors il n’y a pas appropriation culturelle. Par conséquent, le concept d’appropriation culturelle comporte une note politique essentielle exhibant des relations de pouvoir entre dominants et dominés. Ce qui nous amène au thème central de cet essai : le marxisme culturel.

Qu’est-ce que le marxisme culturel ? C’est une pensée politique d’extrême-gauche qui étend de plus en plus insidieusement ses tentacules. Pour le définir succinctement, le marxisme culturel est une position politique visant la disparition ni plus ni moins de la culture dominante de la majorité actuelle, celle de l’Occident. Cette culture de Blancs, mâles, chrétienne, domine depuis des siècles. Selon le marxisme culturel, il convient d’éliminer cette culture en émancipant les autres cultures minoritaires dominées et opprimées par la culture majoritaire. En somme, le marxisme culturel appelle de ses vœux la tyrannie de la minorité contre la tyrannie de la majorité.

…………

 

L’enseignement de la philosophie au Québec fut créé par opposition au soi-disant dogmatisme du thomisme. Du moins, c’est ainsi que mes maîtres considéraient les choses. Ces nouveaux clercs, en fait, nous endoctrinaient à qui mieux mieux ! Ils ne faisaient pas mieux que les clercs religieux qui furent leurs professeurs. Impossible de répliquer à mes maîtres. D’ailleurs, nous avions étudié l’Idéologie allemande de Engels et Marx, dont la dernière thèse de Marx sur Feuerbach déclarait sans ambages : « La philosophie n’a fait qu’interpréter diversement le monde, ce qui importe, c’est de le transformer[1] ». Dans un cours de philosophie, donc, il ne fallait plus faire de philosophie, mais passer à la « pratique » comme on disait à l’époque ! Ô Âge des Ténèbres, quand tu nous tiens !

Pour mes maîtres, la philosophie, au sens classique du terme, n’avait donc plus raison d’être. Il fallait désormais abolir la philosophie spéculative veillotte, en s’engageant à transformer le monde par la lutte des classes. En particulier, il fallait prendre parti en faveur des syndicalistes québécois illégitimement réprimés par le pouvoir libéral du gouvernement Robert Bourassa.

Marcuse ouvrait la voie à l’intolérance de la tolérance de la majorité. Il fallait impérativement s’engager à lutter contre l’intolérance de la « tolérance libérale ». Exactement comme Marcuse l’expliquait. Il fallait, en particulier, lutter contre la vilaine bourgeoisie dirigeant l’État québécois – avec ses politiques oppressives à l’égard de la classe ouvrière. C’était le baratin usuel…

 

[1]
Karl Marx et Friedrich Engels, L’idéologie allemande, Paris, Éditions sociales, 1974, p. 27.

 

 

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A propos de l'auteur : Jean Laberge

Avant d’être professeur de philosophie pendant 25 ans dans un cégep de Montréal, Jean Narrache (alias Jean Laberge) s’inscrivit à l’âge de 18 ans dans le même cégep où il fit carrière. Il n’étudia pas la philosophie, seulement la philosophie marxiste qui dominait alors l’enseignement de la philosophie dans les collèges québécois. Jeune catholique, sa foi fut mise à mal par l’enseignement athée ou agnostique que ses maîtres d’alors, les nouveaux clercs, lui prodiguèrent si généreusement. C’était l’époque (1973) où l’on prenait fort au sérieux, dans l’enseignement de la philosophie, la 11e thèse de Marx sur Feuerbach : « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter diversement le monde, ce qui importe, c’est de le transformer. » Aujourd’hui à la retraite, Jean Narrache revient sur le passé ténébreux de l’enseignement de la philosophie au Québec découlant du Rapport Parent qui constitua les cégeps avec sa formation générale, comprenant entre autres la philosophie. L’auteur reconnaît à l’évidence la marche irrésistible de l’extrême-gauche qui adopta le marxisme culturel à la sauce d’Herbert Marcuse.