Jours de guerre – La fleur au fusil s’est fanée dans les tranchées -Tome II -1915

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1915 :

Pourquoi un commandant allemand a-t-il été pris de nausées le 26 septembre à Loos ?

Comment Talaat Pacha a déclenché à Constantinople le génocide des Arméniens dans la nuit du 24 au 25 avril ?

Quel est donc le pari fou réussi par le capitaine Andrew Hamilton Gault à Ypres en janvier ?

Comment le 21 janvier, Louis Forton a-t-il sauvé la mise des frères Offenstaadt à Paris ?

Pourquoi le 28 février Georges Moreau meurt-il de honte à Maisnil les Hurlus ?.

Le 7 mai, le Lusitania convoyait-il des munitions ?

Comment le 9 mai, le Nazdar Karel Bezdicek est-il devenu un symbole à La Targette ?

Mais qu’a vu Marcelle Lanchon le 20 juin à Versailles ?

Où sont passés les 400 hommes engagés le 21 août dans les combats de Gallipoli ?

Comment le 25 septembre, à Loos près de Lens, Emilienne Moreau a-t-elle entamé un destin hors du commun ?

Comment Mauduit et Cadoret sont-ils sortis du Labyrinthe ( en Artois) le 1er novembre ?

Comment Léon Trulin est-il devenu immortel, le 8 novembre, à la citadelle de Lille,?

Questions importantes ou non (mais toujours significatives) parmi bien d’autres dont vous trouverez les réponses dans ce deuxième tome (1915) des Jours de Guerre.

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Description

EXTRAIT DU LIVRE

9 mai 1915, 10 heures 12, les Ouvrages Blancs près de Neuville Saint Vaast (Artois). Le légionnaire Kordochenko envoie cinq billets pour l’enfer.

Sur les collines d’Artois. La légion attend l’ordre d’attaque du côté de La Targette près de Neuville Saint Vaast.

Entre les troupes d’assaut et La Targette : les Ouvrages Blancs, constitués d’une masse importante de bastions et de tranchées creusés dans un sol crayeux (d’où le nom donné par les légionnaires). Les Ouvrages Blancs, creusés jusqu’à des profondeurs de plus de 15 mètres, sont à l’épreuve des bombardements et seuls les fourneaux de mines peuvent en avoir raison.

9 mai 1915, 6 heures du matin c’est le début d’un violent bombardement français complété à 9 heures 30 par l’éclatement du premier des quinze fourneaux de mines prévus pour venir à bout des défenses ennemies. La terre est littéralement secouée. Puis pendant 20 minutes c’est le tour des autres fourneaux de faire exploser le paysage : c’est un jaillissement infernal des entrailles de la terre : les tranchées allemandes sont chavirées, des mitrailleuses ensevelies, des flanquements neutralisés, des bunkers effondrés dans les grands entonnoirs profonds quelquefois de plus de 20 mètres.

Enfin à 10 heures, dès l’allongement des tirs de l’artillerie, l’attaque française se déclenche. Et parmi les troupes d’assaut : la légion. « En avant, légionnaires en avant » : tout le monde court, piétinant sans s’arrêter des débris humains qu’il vaut ne pas voir, évitant de justesse les camarades tués ou blessés empêtrés dans les ronces métalliques. Insensibles à tout, la vague bleue déferle ; il faut neutraliser les tranchées allemandes où -incroyable!- l’ennemi résiste encore surtout autour de nids de mitrailleuses. Pourtant, en moins de douze minutes les Ouvrages Blancs sont atteints et dépassés par l’infanterie de la légion. Les troupes ne s’y arrêtent pas : la bataille se déplace vers Neuville St Vaast.

Alors la place est laissée aux « bons soins » des nettoyeurs de tranchées. Trois-cent-cinquante soldats allemands se rendent immédiatement pour avoir la vie sauve. Ils chemineront seuls vers les arrières français. Mais d’autres soldats allemands n’auront pas cette « chance ».

« Combien êtes-vous là-dedans ? », « Fünf, cinq, Kamarad ! », « Alors, voilà cinq billets pour l’enfer ! ». Et le légionnaire Kordochenko jette cinq grenades dans l’abri allemand.

Plus loin, dans une tranchée, huit Bavarois, la tête éclatée comme un fruit trop mûr, ont été soufflés et incrustés dans la paroi de la banquette de tir.

Mais la percée réalisée en moins d’une heure et demie (plus de 4 kms) a surpris y compris l’état-major français. Aussi et bien que trois à cinq lignes ont été conquises, mille neuf-cents soldats allemands faits prisonniers, une trentaine de mitrailleuses et six canons de soixante-dix-sept mis hors de combat rien que dans le secteur La Targette- ouest de Neuville-est de Carency, la brèche faite par les Marocains, les légionnaires et la division alpine de Barbot n’est pas exploitée faute de renforts rapides et de matériels et d’artillerie.

Vers 21 heures, la légion reçoit l’ordre de rejoindre l’arrière au Mont Saint Eloi. Malgré, leurs fatigues, les légionnaires défileront fièrement au son de la marche du 1er étranger devant le général Pétain. Mais dans leurs rangs il manque plus de la moitié des effectifs.

 

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A propos de l'auteur : Daniel Ferraro

Né aux pieds des collines d'Artois, théâtre de violents combats entre 1914 et 1918, amoureux de l’Histoire, il a accumulé depuis sa plus tendre enfance, de nombreux livres, documents, revues, souvenirs, mémoires, journaux ou témoignages concernant la Grande Guerre (de fait nombre de « légendes » ont été rectifiées).. Désormais retraité après une carrière d’ingénieur, il a enfin le temps de mettre en forme de nombreuses histoires concernant ce conflit en suivant le plan : jours, lieux, personnalisation des faits. En faisant publier ces histoires en 5 tomes, il réalise un grand rêve : celui de faire partager sa passion au lecteur pressé qui trouvera plaisir à lire et à apprendre, tout autant que les visiteurs des lieux de mémoire à situer et à comprendre et les chercheurs à appréhender avec vérité cette période cruciale de l’Histoire du Monde. .