Jours de guerre – la fleur au fusil -1914 – Tome I

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Quelle a été la responsabilité du prince de Montenuovo lors de l’attentat de Sarajévo le 28 juin ?
Qui était Léonie Bathiat dont le ciel s’est brutalement obscurci le 15 août à Paris dans le quartier de la Défense ?
Pourquoi, à Liège, le 16 août, le général Leman est à l’origine d’un café parisien ?
Quel est donc le trésor que Le Guidec a enterré le 22 août à Villers-sur-Semois ?
Le 7 septembre, à la ferme Nogeon au nord de Meaux. Un drapeau pour Colin ?
Le 7 septembre à la ferme Nogeon au nord de Meaux. Un drapeau pour Guillemard ?
Pourquoi le peintre Marcel Sembat a voulu savoir où Gallieni avait l’intention de dormir la nuit du 15 septembre ?
Les choucas ont-ils été trop sociables en octobre au Mont Saint Eloi près d’Arras ?
Pourquoi le 5 octobre à Berlin, Albert Einstein a-t-il été le dernier ?
Combien y a-t-il eu d’« échappés du collège » en décembre.
Voilà quelques unes des questions auxquelles j’ai souhaité répondre dans ce premier tome concernant 1914.

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EXTRAIT DU LIVRE

6 septembre 1914, 22 heures, Paris. Petit Breton à Lefas:« ça commence à chauffer ».

Suite à l’ordre de réquisition des taxis, le général Laude, directeur des transports du Camp retranché de Paris, fait le point avec ses collaborateurs : Sur les dix-mille taxis que comptait Paris avant le conflit, sept-mille sont inutilisés suite à la mobilisation des conducteurs. Les trois-mille taxis restants sont dispersés dans la capitale, conduits par des chauffeurs hors d’âge militaire – entre 50 et 70 ans- ou de nationalité étrangère : espagnols, grecs ou italiens de la vallée d’Aoste. Laude qui a estimé les besoins en véhicules à mille-deux-cents taxis ne s’arrête pas à l’âge ou à la nationalité des conducteurs. La réserve stratégique n’étant que de deux-cent-cinquante taxis, il lui faut donc la compléter rapidement. Ordre est ainsi donné à la Préfecture de police d’arrêter tous les taxis, de leur faire faire le plein de carburant et d’huile, de vérifier les pneus et de les regrouper sur l’esplanade des Invalides. Plusieurs convois y seront ainsi formés, partiront à vide pour aller charger les soldats à leurs cantonnements et pour les transporter au front.

A 22 heures, les premiers taxis arrivent aux Invalides. « Alors, où on va ? ».

Le sous-lieutenant La Chambre désigné pour prendre la tête du premier convoi ne répond pas. Il sait simplement que le convoi sera composé de cent-cinquante taxis de la réserve permanente et de cent autres taxis réquisitionnés dans Paris et qu’il partira dès que possible à la Villette où des instructions lui seront donnés. On lui a dit aussi qu’il secondera le lieutenant Lefas qui lui servira de serre-file. 198

La Chambre et Lefas se connaissent bien. Elus tous deux, députés d’Ille-et-Vilaine en 1902, ils ont fréquenté les bancs de l’Assemblée nationale ensemble! Mais à la déclaration de guerre, Alexandre Lefas, 42 ans, toujours député devient lieutenant de réserve à l’Etat-major, tandis que Charles La Chambre, 52 ans, a quitté la politique après avoir été battu aux élections de 1906. Son âge le dispensait de servir mais il s’est porté volontaire. La Chambre, Lefas, un tandem de choc. Mais voilà, Lefas n’est pas là. Le lieutenant Lefas, patron de la réserve permanente, vient en effet, de rentrer, avenue de Tourville et exténué s’est tout de suite endormi telle une masse.

Alors on envoie d’urgence une estafette. Et cette estafette a pour nom : Lucien Georges Mazan, 32 ans. Et ce n’est pas un inconnu. Il a fait de sa passion un métier où il a eu de très bons résultats. Sa passion : le cyclisme. Ses résultats : deux tours de France 1907 et 1908, trois classiques Milan-San Remo 1907 Paris-Tours 1906 Paris-Bruxelles 1908, sept étapes au Tour de France, une étape au Tour d’Italie, recordman du monde de l’heure au Vélodrome Buffalo de Paris (41,110 kms) en 1905, record du monde des vingt kilomètres (28 min 59 s 4) en 1905, record du monde des dix kilomètres (14 min 04 s 4) en 1905. Bref, Lucien Georges Mazan est bien une pointure dans sa spécialité. Il y a même trouvé un surnom. On l’a surnommé « Petit Breton ».

Avenue de Tourville, 22 heures : coups de sonnette impérieux qui réveille le lieutenant Lefas en sursaut : « Qui est là? ». « Cycliste de la Direction des Transports ». « Ah, c’est vous Petit Breton ? Que se passe-t-il ? ». « Ça commence à chauffer ! ».

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A propos de l'auteur : Daniel Ferraro

Né aux pieds des collines d'Artois, théâtre de violents combats entre 1914 et 1918, amoureux de l’Histoire, il a accumulé depuis sa plus tendre enfance, de nombreux livres, documents, revues, souvenirs, mémoires, journaux ou témoignages concernant la Grande Guerre (de fait nombre de « légendes » ont été rectifiées).. Désormais retraité après une carrière d’ingénieur, il a enfin le temps de mettre en forme de nombreuses histoires concernant ce conflit en suivant le plan : jours, lieux, personnalisation des faits. En faisant publier ces histoires en 5 tomes, il réalise un grand rêve : celui de faire partager sa passion au lecteur pressé qui trouvera plaisir à lire et à apprendre, tout autant que les visiteurs des lieux de mémoire à situer et à comprendre et les chercheurs à appréhender avec vérité cette période cruciale de l’Histoire du Monde. .