J’ai vu rouge

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A la fac, je n’étais pas la plus drôle ni la moins sympathique, je n’étais pas la plus intelligente ni la plus bête, je n’étais pas la plus jolie, ni la plus moche : j’étais moyenne.
Cependant j’étais seule, très seule. Je me sentais seule.
On dit souvent que le malheur des uns fait le bonheur des autres, hé bien ce fut le cas pour moi. Qui eut cru que la disparition d’un de mes camarades allait pimenter ma vie, allait me pousser à m’ouvrir et échanger avec les autres, allait enfin me permettre de vivre ma vie autrement que dans ma tête.

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Description

Dans les séries, ou les films, il y a toujours un personnage, altruiste, philanthrope, qui donnerait son corps à la science, ses organes pour sauver un SDF cancéreux atteint de la lèpre, et qui parle comme le guru d’une secte.

Ce type, qui vous fait vous sentir mal, qui vous fait penser que vous êtes peut-être quelqu’un de mauvais et que vous devriez peut-être songer à retourner à l’église (je suis catholique), ou à vous investir dans une cause humanitaire, et bien ce type c’est Maxime Merveille Mbotou.

Maxime Merveille Mbotou était toujours prêt à défendre la veuve et l’orphelin et les refuges pour chiens abandonnés.

Il se battait pour changer nos emplois du temps, avoir des prix de repas plus abordables. Il aidait les étudiants sans-papiers dans toutes leurs démarches, il refaisait le monde tout en ayant d’excellentes notes, et tout en étant sexy. Il était magnifique, un beau brun ténébreux à la peau noire comme de l’ébène, de beaux cheveux crépus, les yeux marron clair, ces mêmes yeux qui, alliés à un discours poignant, vous faisaient vous sentir mal.

Moi aussi ma vie sociale est chaotique, pas de vrais amis, pas de petit copain pour me remonter le moral. Toutes mes journées je les passe seule. Seule dans le train, puis seule à la fac. Je déjeune seule sur un banc dans les couloirs. Je suis toujours seule sur les bancs de l’amphithéâtre, et sur le chemin du retour je suis, roulement de tambours……..….. SEULE.

 D’ailleurs, n’oublions pas que nous étions à l’étage des lettres, et les garçons présents à cet étage étaient soit de beaux bruns ou blonds, passionnés de littérature, sexy, idéalistes, sexy, altruistes, et sexy, et sexy et sexy.

Ou des geeks, pas très tops, ne respirant pas la confiance en soi, et cependant ils vous alignaient des 18 et des 20 tout au long de l’année en jurant ne pas comprendre pourquoi. D’ailleurs, la vie vous apprendra à ne jamais négliger ces personnes aux cheveux gras, car il y a de fortes chances pour que l’une d’entre elles devienne votre employeur par la suite, et certains ont la rancune tenace, donc à bon entendeur !

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Format Livre

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A propos de l'auteur : Marre-Ilou

J’ai vu rouge est la première nouvelle de Marre-Ilou. Rédigée après trois années de fac, à travers ce livre, l’auteur nous raconte la solitude éprouvée, la dureté de la vie étudiante, le manque d’accompagnement éprouvé lors de cette transition entre le lycée et la fac. C’est pendant une année sabbatique prise après l’obtention de sa licence d’anglais, que Marre-Ilou a écrit J’ai vu rouge, nouvelle qui lui a permis de trouver sa voix et surtout de trouver un exutoire dans l’écriture. Avec du recul, elle espère que se livre vous fera rire sur une situation qu’elle trouvait insupportable à l’époque.