D’octobre à octobre – Une errance insoumise

10.99 19.90 

En 1943, Robert est âgé de 21 ans. Il s’est enfui des chantiers de jeunesse avec son ami Jacques. Après avoir été arrêtés alors qu’ils tentaient de passer la frontière espagnole pour rejoindre les forces françaises libres, ils sont interrogés par un officier supérieur de l’armée allemande, dont la lassitude d’une guerre qu’il juge absurde et déjà perdue, leur permet de bénéficier d’une relative clémence. Ils se retrouvent peu après enfermés dans un camp de travail en Autriche pendant une année. Ils parviennent à s’évader à la suite d’un bombardement allié et rejoignent un groupe de partisans tchèques avec lequel ils poursuivent le combat, plongés dans les derniers soubresauts du conflit.
Rentré en France à la fin de la guerre, Robert assiste, impuissant, à un nouveau drame plus personnel. Il réalise alors que la guerre n’est pas réellement terminée et que sa violence le poursuit.
Basé sur des faits réels, ce récit s’appuie sur un texte authentique, « le carnet de Robert », qui relate son expérience de combat aux côtés des partisans tchèques. Les chapitres qui précèdent et suivent cet épisode ont ainsi été en partie imaginés et placés dans un contexte romanesque.

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Description

Extrait 1 : page 13

« Tous ces hommes et toutes ces femmes qui, sans avoir au fond d’eux-mêmes de haine viscéralement tapie, ont décidé de se révolter et d’entamer malgré eux un combat sans merci contre l’aveuglement du fanatisme et la déliquescence programmée du monde. Ils ont dû entrer dans un univers de violence, sans l’avoir souhaité et sans savoir ni combien de temps cela durerait, ni comment ils feraient pour s’en échapper. Beaucoup ne s’en sont pas relevés. Beaucoup ont succombé sous les balles ennemies ou dans l’effroyable cruauté des camps, sans avoir eu le bonheur de connaître la fin de leur calvaire ni la délivrance finale.

La mort est toujours une défaite. »

Extrait 2 : page 19

«  Étourdis par la beauté mélancolique des vers, ils se préparaient ensuite, dans la douceur du crépuscule, à passer une nuit certes inconfortable, mais pleine d’espace et de liberté. Certains soirs, ces sentiments étaient si forts qu’une sorte de bonheur, qui pouvait passer pour incongru eu égard aux circonstances, envahissait leur être. L’errance de leur vie et les dangers permanents qu’elle recelait pesaient alors bien peu face à ces moments privilégiés où la nature et la création artistique s’unissaient dans un même vertige pour élever leurs âmes vers des sommets insoupçonnés. »

Extrait 3 : page 350

« Il avait douloureusement commencé son récit d’une écriture heurtée, comme expulsée avec force par les réminiscences morbides. La plume parcourait les feuilles blanches une à une, noircissant de l’écriture automatique propre aux surréalistes d’avant-guerre la virginité du papier. Sans contrôle de la raison ni préoccupations esthétiques ou morales, sans aucun souci de cohérence grammaticale, Robert faisait glisser de ses doigts crispés son stylo sur le papier, comme soumis aux diktats impératifs des souvenirs irrévélés. Il se réservait la possibilité, plus tard, d’ordonnancer son texte, de mieux le construire et de le peaufiner dans sa forme et dans ses expressions ; il souhaitait cependant que le premier jet de son récit retraçât une vérité abrupte, directe, froide, dénuée de sentiment, telle qu’il l’avait vécue et telle qu’elle croupissait, insondable, au plus profond de ses pensées. »

 

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A propos de l'auteur : Michel-Denis Clément

Après avoir exercé le métier d’expert-comptable et de commissaire aux comptes pendant de nombreuses années, Michel-Denis CLÉMENT, passionné de littérature et lecteur éclectique, a senti le besoin de se mettre à écrire. L’occasion lui en a été donnée par la révélation d’un texte élaboré par son père et découvert après son décès, relatant un épisode de la guerre au cours duquel il a combattu avec un groupe de partisans tchèques. Michel-Denis CLÉMENT, né en 1953 à Toulouse, vit en Bretagne et partage son temps entre le bénévolat auprès de jeunes entreprises, la littérature et l’écriture