Corps toujours – De la bientraitance des soignants

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Cet ouvrage tente de communiquer le sentiment d’un infirmier sur sa carrière, en brisant les tabous sur la brutalité institutionnelle, un appel à l’aide pour
s’exprimer à cœur ouvert sur des émotions longtemps contenues. Sorte de coup de gueule dans une réflexion globale posant des liens entre la déshumanisation
des lieux de soin et une vision anthropologique et sociale nous faisant accepter les faits avec résignation et même une certaine forme d’inertie pesante.
L’auteur a ressenti le besoin de chercher une vérité quelque part en étudiant la métaphysique. Sans avoir pour autant prévu d’en arriver là mais en tentant en
définitive une micro-thèse sur la notion d’objectivité. Du coup, ce texte est une dérive qui part du mouroir des maisons de retraite,  passe par quelques considérations
politiques et aberrations philosophiques pour finir dans une fuite en avant sur les limites du pensable. Pourquoi adhérer à un style de vie, sans se poser trop de
questions et pourquoi finalement, au bout d’un moment, on ne le peut plus ?

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Description

J’ai la colère salutaire, c’est mon seul argument alors je dis ce que je veux. On ne joue pas à qui à raison. On est en terrain douloureux. Comment on fait ? Comment on réagit ? Comment sauver sa peau dans ce boulot ? C’est mon unique problématique. J’écris pour éviter les brulures gastriques. Pétage de plombs ou poussée de réflexivité aigue ? Chroniques d’infirmières en grosses colères…Je pose mon DE sur la table, rien à foutre.

 

Mon boulot c’est d’aimer les gens. C’est une discipline. Cela s’apprend, cela se cultive. Je veux le faire mieux pour y survivre. Réfléchir pour ne plus subir.

 

Moi, j’écris pas une lettre au président. J’écris pour mes collègues qui se sentent abimés.

J’écris pour dire aux têtes pensantes du ministère qui pensent que l’on doit gérer les hostos comme des aéroports, maitriser les conduites, mesurer les actes, rationnaliser l’homme, qu’ils aillent se faire foutre.

 

L’autorité sanctifiée du médecin s’acoquinant à celle de l’administrateur, du gestionnaire ou du biseness man pharmaceutique. On souffre de la banalité de ce mal, de notre impuissance à l’exprimer et à y résister.

Le corps, premier et dernier bastion de résistance et de réalité.

Le mépris c’est le conditionnement, la graisse autour du cœur, la bêtise, comme disait Brel.

 

Vous l’aurez deviné, je suis fâché avec la société, je n’ai aucune envie de retourner bosser. Ma radicalité s’en prend à leur objectivité parce que celle-ci se permet d’évacuer la question du sens, de l’intention humaine façonnant les contextes.

J’ai besoin de la poser cette question du sens. Qu’est-ce que c’est une société qui pour projet anthropologique nous propose la course au profit ?

Au bout d’un moment, s’il on est capable d’aller sur la lune, de transformer les informations à la vitesse de la lumière, on ne peut plus nous faire croire que l’on ne peut faire mieux dans l’organisation du vivre ensemble.

 

Comment on résiste à la banalité du mal ? Selon Hannah Arendt, en s’arrêtant, en observant et en réfléchissant.

J’ai dit à Dame Pole Emploi que j’étais en train de fabriqué un acte de désobéissance civil. Une bombe artisanale. Qu’elle me laisse tranquille quelques mois, le temps de reprendre mon souffle, d’exploiter cette rage de réfléchir pour mieux agir, pour partager.

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A propos de l'auteur : Boris Soirson

Infirmier depuis 25 ans, l'auteur a travaillé dans de nombreux endroits, Assistance Publique, et cliniques en région parisienne. Aimant la philosophie et la réflexion qui l'aident à mieux vivre et à développer de nouvelles optiques soulageant sa peine, il mettre des mots sur ses ressentis afin de se donner un espace d'apaisement pour lui et aussi les autres soignants. Envie de partager, pour mieux vivre, l'auteur a toujours aimé écrire, c'est pour lui un voyage imprévisible et intense. Toucher d'autres consciences, donner un élan pour réagir...