Chute mortelle à Etretat

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Un dimanche d’été sur les falaises d’Etretat, Jean-Paul Taney, ancien Commandant de la marine marchande, admire l’horizon, puis disparaît subitement. De nombreux promeneurs effarés découvrent son corps au pied de l’arche.
Françoise Taney accompagnait son mari. Elle déclare aux gendarmes qu’elle n’a rien vu de l’accident. Dit-elle la vérité ?
Le Capitaine Deschamps, assisté du Lieutenant Aubert, privilégie la thèse du meurtre. Enfin, qui aurait eu intérêt à supprimer un homme d’une droiture exemplaire ?
L’entourage du couple est sévèrement mis en cause. Parallèlement, des témoins racontent leur relation de jeunesse avec la victime. Le mobile du crime semble se dessiner.

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Description

EXTRAITS DU LIVRE

 

Chute mortelle à Étretat, titrait la Une du journal Paris Normandie.

La thèse du suicide semble écartée. Il pourrait s’agir d’un meurtre. Une enquête est en cours, précisait l’accroche.

Même prise de haut, la photo de l’homme étalé sur un rocher au pied de la falaise, les jambes écartées, les bras en croix et le visage face au soleil, faisait froid dans le dos.

 

********

— Monsieur Taney était-il un bon amant ?

— Quel culot de me poser une telle question ! Dois-je y répondre ?

— Il vaut mieux pour vous ! La réponse est ?

— Enfin, Lieutenant, je me demande bien en quoi cela vous regarde ! Qu’est-ce que ça a à voir avec l’enquête !

— Tout me regarde, Madame, puisque selon vous, il y a eu meurtre !

— Auriez-vous l’indélicatesse de m’accuser ?

— De vous accuser, pas encore, de vous soupçonner… je n’exclus aucune hypothèse, je vous l’ai dit !

*********

— Le commandant n’avait pas de patience avec les hommes d’équipage qui, forts de leur expérience, rechignaient à exécuter certaines tâches ingrates. L’ancienneté a du bon parfois, mais apporte aussi son lot de paresse, surtout à l’approche de la retraite. Je le comprends mieux maintenant !

— Vous sous-entendez qu’avec les jeunes recrues, il était moins regardant…

— Sans aucun doute ! Il dépassait son rôle parfois. Bien entendu, ce n’était pas lui qui prenait en charge l’équipage technique mais, avec certains matelots, il pouvait se montrer plaisant.

*********

Quelques éléments anciens, perçus à travers la grille d’entrée, nous permirent de nous revoir ados, vêtus de nos blouses grises et rêvant d’un monde futur, tellement meilleur. Nous nous sentîmes silencieusement unis dans un même paradoxe : le regret d’une jeunesse perdue, insouciante et pleine de fous rires, et le confort d’avoir dépassé une période douloureuse de subordination et de privations dues à l’internat. Le lieu retrouvé avait finalement ravivé autant nos peines que nos joies, nos liens d’amitié s’en trouvèrent renforcés. Une même conviction nous apparut comme une évidence : Seul le moment présent mérite d’être vécu intensément.

*********

Françoise saisit un pichet et le lança au visage de Jean-Paul posant fièrement parmi ses hommes sur le Polaris. Le cadre tomba de la cheminée et les débris se mélangèrent à ceux du récipient. Une fois calmée, elle s’assit, regarda autour d’elle et se fit cette réflexion : Il suffit que cette dinde attache de l’importance à cette bicoque pour qu’aussitôt elle reprenne de la valeur à mes yeux !

*********

Elle regrettait que son mari et elle aient gardé le silence sur ce sujet, des silences qui ont dû en engendrer bien d’autres. Dans un couple, l’autre a toujours sa part de mystère, ses blessures secrètes, ses sentiments obscurs qu’il tente de réprimer. Tout cela, elle le savait. Eh bien, justement, forte de sa propre expérience, elle aurait dû parler d’elle-même, de son histoire, plutôt que la taire comme si elle avait commis un crime. La parole libère et engendre des solutions, des compromis. La franchise mène à la confiance et renforce le couple, le contraire conduit à la suspicion et le détruit à petit feu.

Informations complémentaires

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6 avis pour Chute mortelle à Etretat

  1. Juliette

    j’ai terminé très vite ce livre car j’avais hâte de connaître la fin. Quelle surprise !

  2. Voltier

    J’ai beaucoup aimé, j’ai vraiment un agréable moment. La fin est inattendue. Elle m’a laissé à réfléchir !

  3. Jacques

    Une approche passionnante des personnages qui se révèlent progressivement, une fin inexorable et logique.

  4. Sallé

    J’ai lu plusieurs romans de cet auteur. Celui-ci est le meilleur. Dès que je l’ai commencé, je n’ai pas pu m’arrêter. Il y a de nombreux rebondissements et j’ai été surprise par la fin. Bravo, j’ai bien aimé !

  5. Sallé Yvette

    J’ai lu plusieurs romans de cet auteur. Celui-ci est le meilleur. Dès que je l’ai commencé, je n’ai pas pu m’arrêter. Il y a de nombreux rebondissements et j’ai été surprise par la fin. Bravo, j’ai bien aimé !

  6. Xavier

    Le style est a la fois travaillé et marqué mais simple a lire.
    L’histoire est passionnante. J’avais deviné assez tôt la fin, mais il me manquait des éléments et l’auteur aime brouiller les pistes.
    Pour une fois je suis satisfait de la fin d’un livre. Elle tombe juste.
    Je donne la note de SiVousLeLisezPasCetEteVoudAvezRatéVosVacances/20
    Car c’est pour moi un très bon livre qui n’a rien a envier a personne. Style travaillé et lisible, histoire intéressante et qui tient debout : je ne demande rien de plus a livre policier de bonne facture.

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A propos de l'auteur : Gérard Avenel

Natif du Pays de Caux, Gérard Avenel éprouve le besoin de se libérer d’un passé perturbé. Comme thérapie, il choisit l’écriture. Influencé par Les choses communes de Nicolas Pages, il publie un essai autobiographique sur son enfance : Amertumes et petites douceurs, paru en 2008. Intéressé par la littérature romanesque, il se passionne pour les histoires de sentiments humains. Il trouve son propre style dans la fiction. Quatre romans paraissent : Un souffle dans l’obscurité en 2009. Nos vies parallèles en 2011. Cinq ans moins un jour en 2014. L’inconnu des halles en 2016.