À l’amour, Ad-vitam Aeternam

6.99 

À l’amour, ad vitam aeternam est écrit sous forme de journal intime.
Claire a cinquante-deux ans, et Died, son compagnon depuis cinq ans, vient de la quitter pour une autre femme plus jeune.
Très fragilisée par cette rupture, elle écrit sur un cahier, jour après jour, chaque événement qu’elle vit et chaque sentiment qu’elle ressent, une sorte d’introspection intime qui la révèle.
Un jour, sa vie va basculer vers la chance.
C’est alors l’ascension d’une femme faible, victime de ses partenaires amoureux qui s’affirme pour devenir une femme forte, encore capable d’aimer, de réaliser des paris fous grâce à Henri, l’homme qu’elle a connu et avec lequel elle construit son bonheur.
C’est un livre très féminin, dédié aux femmes dont le mental est souvent compliqué, rempli de doutes et de contradictions.
Certaines se reconnaîtront dans le personnage de Claire.

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Description

EXTRAITS

Dimanche 7 février 2016.
Il est 6 heures du matin.
Et il pourrait bien neiger dehors.
Died ne dort pas, il fume une cigarette.
Il a déjà pris sa décision dès son réveil, il ne veut plus de moi dans sa vie.
Allongé dans le grand lit, il paraît très concentré devant son écran d’ordinateur.
J’ai l’horrible sensation que c’est la dernière fois que je le verrai.
Le miroir tremble comme mes lèvres, il y a un léger courant d’air qui bouleverse tout, un souffle de mauvais augure qui défigure, fragmente la réalité du matin.
Il soupire, tirant un maximum sur la fine cigarette, pianote encore plus fort sur les touches du clavier.
Ma respiration est haletante. J’arrive à lui parler.
« Regarde-moi, je t’en prie.
Dis-moi que ce n’est pas fini.
Tu veux ta liberté, j’étais trop envahissante, j’ai vieilli, je ne suis plus belle à tes yeux.
Il y a plein de questions dans ma tête, réponds-moi, Died !!! »
J’éclate en sanglots et tape avec mes poings serrés sur la poitrine de Died.
Des larmes de désespérance coulent sur le corps de l’homme sans qu’il bronche.
Je le frappe encore plus fort.
Died crie, me secoue puis me repousse :
« Arrête, Claire, ça suffit, j’ai cinquante-six ans, je ne suis plus capable de supporter ces crises de nerfs.
Laisse-moi respirer ».
Incontrôlable, je cherche son regard.
Je tiens dans ma main quelque chose qui fait mal à la chair, qui punit l’enfant quand il a fait une grosse bêtise.
« Tiens, professeur, voilà ta cravache, fouette-moi, puis prends-moi. »
Le silence règne dans la chambre. Died, tel un dieu de l’Olympe visite son profil Facebook.
Je suis assise sur le bord du lit.

 

Mon regard gris azur fixe le carrelage glacé.
Le dos courbé, ma main est posée sur ma joue telle une statue de « Rodin », figée dans une pensée sans aucun droit au mouvement.
« Tu t’es lassé, tu as tout découvert, savouré : maintenant, tu es repu. Encore une gorgée de Claire, et tu vas me vomir », lui dis-je à bout portant.
Died se lève, enfile un jean et un pull.
« Habille-toi, Claire, je te ramène en voiture à la prochaine station de métro.
Tu n’es pas bien, il faut que tu sois un peu seule », dit-il sagement.
Died l’admire une dernière fois.
Claire est terriblement belle à la lueur des premiers rayons du soleil, même sa nudité n’a rien d’impudique, au contraire, tout en nuances et délicatesse, en fait, à son image de femme enfant.
Les yeux sont rougis par ses sanglots intempestifs.
Son mascara coule en traînées noires sur ses joues.
La glace de la psyché, placée dans l’entrée du vestibule, lui renvoie l’image d’une femme à l’air très destroy ; cet air-là, autrefois, il en crevait d’amour.
Aujourd’hui, il ne le supporte plus.
« Seule, Diep, tu crois que je ne le suis pas suffisamment dans ma tête », dis-je avec difficulté.

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A propos de l'auteur : Isabelle Labé

Née en 1963, dans le midi de la France, à Marseille, Isabelle Labé est issue d’une famille de commerçants en meubles. Elle a déjà sorti un recueil de nouvelles qui s’intitule Fragments de vie, et un roman en ebook dont le titre est Jenyfer – 5th Avenue. New York. À l’amour, ad vitam aeternam est son troisième roman dont le sujet principal parle d’une femme de cinquante ans à la recherche de l’amour malgré ses nombreux échecs sentimentaux, sa peur de vieillir et de finir seule ses jours. Isabelle Labé a un fort tempérament romanesque. En 2011 survient le décès brutal de sa mère, âgée de soixante-quatorze ans. Affectée par sa disparition, elle trouve refuge dans l’écriture pour extérioriser sa souffrance. Tous ces personnages ont la même tendresse et le même respect pour l’autre. Ils incarnent l’opiniâtreté féminine à vouloir à tout prix construire le bonheur.