Kémer la poisse

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Entre un père écorché vif, soudard, affamé de sexe, au passé mystérieux, et une mère battue, violée, aux côtés d’une sœur brillantissime élève, comment le personnage central du livre va-t-il mener sa carrière de footballeur, de ses débuts à son passage chez les professionnels ?
À travers les personnages, l’auteur délivre des passages acérés sur la religion, la guerre, le terrorisme, les politiques, le monde matérialiste d’aujourd’hui où l’égoïsme et l’indifférence se côtoient.
Entre prier, croire et faire l’amour, il n’établit pas de différence, les confondant parfois dans un étrange ballet.
Présente, obsédante, il tente de décrire la mort, de la provoquer, lui laissant tout son mystère.
Usant de cette liberté d’expression qui autorise à braver les interdits, l’auteur y va de passages durs, obscènes, lubriques, indécents, à ne pas mettre entre les mains des prudes et des bigotes.

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Description

Page 42 (ligne 14)

Ne pas prononcer un mot de toute une journée, ne pas lire le journal, ne pas écouter la radio, ne pas regarder la télévision, se laisser aller entièrement à la rêverie, être indifférent à tout, absent de tout, cela lui paraissait le meilleur remède pour oublier le monde d’injustice et d’intolérance qui l’entourait et dans lequel il vivait en survivant.

Page 47 (ligne 23)

La vie de footballeur, débordante de frivolités, d’insouciance, d’indigence d’esprit, de sottise et d’égoïsme, nourrirait-elle cette attente ? Il en doutait.

Page 120 (ligne 13)

Il avait l’impression que prier apaisait sa peine. Il se lançait alors dans cette prière, qui adoucit, qui soulage sans rien résoudre. Il priait avec ferveur, comme tous ces gens qui espèrent des miracles qui ne se produisent pas.

Comme eux, il ne savait pas si la vie s’arrête après la mort, si après la mort il reviendrait, sur terre ou ailleurs.

Page 171 (ligne 28)

Chaque jour, Kémer éprouvait l’impression de marcher dans l’argent, dans un environnement baigné dans l’argent, ballotté par l’argent, obsédé par l’argent, où tout n’est que encore plus d’argent, toujours l’argent, l’argent pour l’argent, à en vomir.

Page 191 (ligne 36)

Marseille n’est pas une ville qui frappe immédiatement, Kémer apprenait à la connaître, elle lui dévoilait ses charmes lentement, sournoisement.

Page 209 (ligne 11)

Ces gens-là semblaient assommés. Ils baignaient dans leur indifférence, happés par l’engrenage terrible de cette vie de routine, d’obéissance et de renoncement, dans une sorte de soumission dont seule la mort semblait pouvoir les soustraire.

Page 237 (ligne 10)

« Sur la Canebière, l’on n’en pouvait plus d’avoir à supporter l’égocentrisme parisien au mépris affiché à l’encontre de tous ceux qui ne sont pas des Franciliens.

Page 256 (ligne 25)

Il ignorait l’apparence que pouvait bien avoir l’Être suprême, dans quel espace, dans quel territoire il se trouvait. Volait-il ? Flottait-il ? Marchait-il ? Le regardait-il ?

Page 263 (fin)

Les guerres en direct, au plus près, comme si vous y étiez, sont une priorité pour faire grimper l’Audimat. Émissions spéciales, interventions spéciales, envoyés spéciaux, moyens spéciaux, tout est dans le spécial, l’extraordinaire, le formidable, le fantastique, le hors du commun, l’impensable, l’effroyable, le terrible, l’inimaginable, et cætera.

Page 285 (ligne 13)

À chaque décès d’un être qu’il connaissait, il se disait que lui aussi se rapprochait un peu plus de la tombe, que la mort ne le préviendrait pas, qu’elle le frapperait, comme elle le fait toujours.

Page 286 (ligne 7)

À travers le calice rempli de vin blanc que le vieux curé soulevait dans un geste d’offrande à Dieu, Alberto revoyait les images de ce foutrage.

Page 286 (ligne 15)

Le tintement des pièces de monnaie annonçant l’offrande le sortit de sa torpeur.

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A propos de l'auteur : Joël Serin

Après ses deux premiers livres (L’Aigle du Lagast ou Le cyclisme d’un autre monde dans lequel il rend hommage à son père décédé accidentellement de sa passion, le vélo ; et Eh bé ? La mairie ! où il retrace son expérience de quatorze années de secrétaire de mairie d’une commune rurale), Joël Serin se lance aujourd’hui dans son premier roman : Kémer la Poisse. Âgé de soixante-sept ans, l’ancien directeur territorial retraité, initiateur de football, nous emmène dans le monde du football professionnel qu’il se plaît à égratigner.